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Vendredi 15 février 2013

Saint-Omer, les origines religieuses et castrales de la ville,
le Musée Sandelin, le théâtre à l'italienne

 


Cette journée était réservée aux membres à jour de leur cotisation à Convivialité en Flandre.

Vers 10 h : Arrivée au Musée Sandelin

Musée de l'Hötel Sandelin

Visite guidée sur le thème l'art de vivre et les arts de la table à la fin du XVIIIe siècle dans cet élégant bâtiment de style Louis XV qui fut la résidence d'hiver de la comtesse de Fruges Marie-Josèphe Sandelin.

Le musée possède une très importante collection de céramiques ainsi que d'objets et peintures qui témoignent de la richesse artistique de la Flandre et de l"Artois du Moyen-Age au XIXe siècle.

Une salle des pipes présente les catalogues d'échantillons des pipes en terre fabriquées à Saint-Omer au XVIIIe et XIXe siècle.

Vers 12h30 déjeuner au restaurant Le Carré St Martin

A 14h30, trois guides nous emmènent  à la découverte de la ville et de ses maisons aux façades pittoresques, puis à celle de la basilique Notre-Dame et du théâtre à l'italienne..


eee L'Hôtel de la famille Sainte Aldegonde mentionnée dès le XIIIe siècle, est la plus vieille maison de Saint-Omer.
La famille Sainte Aldegonde aujourd'hui éteinte était une des plus grandes familles de l'Audomarois. Ses membres ont occupé au fil de l'histoire des charges politiques  tout en se constituant un important patrimoine terrien. Au XIIIe siècle ils étaient les plus gros marchands de Saint-Omer.
aaaa Hôtel de la famille Ste Aldegonde aaaaa
aaaaa l'Hôpital Général

L'Hôpital Général, comme le palais épiscopal, fait partie des bâtiments de style classique qui furent édifiés lorsque sous Louis XIV la ville devint française.

Pour contrôler la mendicité, le roi avait ordonné la construction dans chaque ville, d'un Hôpital Général. Il servait à accueillir les enfants des familles pauvres qui y apprenaient un métier et travaillaient soit au sein de l'institution, soit en apprentissage chez les artisans locaux ou encore dans des exploitations agricoles. Après la révolution il fut transformé en hospice. Il est aussi connu aujourd'hui sous le nom d'hôpital Saint-Louis, car durant la dernière guerre il remplaça ce dernier détruit dans un bombardement.

 

aaaa Vers la cathédrale. Dessin M.Barbier La Basilique Notre-Dame chef d'œuvre du gothique flamboyant, autrefois collégiale, puis cathédrale à la suite de la destruction de Thérouanne, fut élevée à l'emplacement de la première église construite par saint Omer au VIIe siècle. Sous le Concordat en 1801, le diocèse fut rattaché à celui d'Arras et Notre-Dame perdit son titre de cathédrale.

Elle abrite de nombreux trésors artistiques dont le cénotaphe de saint Omer, une descente de Croix de Rubens, le mausolée d'Eustache de Croÿ par Jacques Du Brœucq, une Vierge au chat attribuée à ce même artiste, des orgues magnifiquement restaurées par Cavaillé-Coll en 1855, une horloge astrolabe...

A côté de la basilique s'élève la motte castrale sur laquelle les comtes de Flandre avaient édifié un château à la fin du IXe siècle. Convivialité en Flandre a pu visiter ce site rarement accessible, excepté durant les journées du patrimoine.


Le théâtre à l'italienne ne se visite que très rarement. Restauré en 1994, c'est un petit bijou niché au cœur de l'hôtel de ville construit en 1834 par l'architecte Pierre-Bernard Lefranc pour se substituer à l'ancienne halle échevinale, vétuste.
Le projet initial était de réunir sous un même toit, les bureaux de la mairie, des boutiques, un musée, la bibliothèque, la justice de paix, le commissariat et une salle de spectacle.
Hormis les boutiques dont le projet fut abandonné, ces différentes activités cohabitèrent quelque temps. Le théâtre lui, fut fermé en 1973 pour des raisons de sécurité.
Dans l'espoir de le rouvrir un jour, des amoureux de ce lieu viennent de se constituer en association, les amis de Saint- Omer,
afin de récolter des fonds.
Théâtre à l'italienne
Ruines de Saint-Bertin en 1850 lithographie M.Ulysse Avant de reprendre la route du retour vers 19h, nous parcourons les jardins médiévaux qui jouxtent les ruines de l'abbaye Saint-Bertin.
Ce monastère fondé en 630, dédié à Pierre et Paul, prit plus tard le nom du moine qui en devint le premier Abbé.

À cliquer :
À lire :
  • Histoire de Saint-Omer, sous la direction d'Alain Derville PULille
  • Saint-Omer ville d'art et d'histoire, éditions du Patrimoine
  • Nord Gothique, Jacques Thiébaut, éditions Picard
  • La cathédrale de Saint-Omer, 800 ans de mémoire vive, sous la direction de Nicolette Delanne-Logié et Yves-Marie Hilaire, CNRS éditions

Rédaction et mise en ligne le 2 avril 2013 par Christiane Plez

revu le 7 avril 2013