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Jeudi 17 janvier 2013 à 18h00
Auditorium du Musée des beaux-arts, Place du Général de Gaulle, Dunkerque


Foires et fêtes en Flandre au XVIIe siècle

Les loteries d'œuvres d'art

Une conférence de Sophie Raux

 

Membres ou non de l'Association Convivialité en Flandre, nos conférences vous sont ouvertes dans le cadre de notre partenariat avec la Ville et les musées de Dunkerque. Le tarif plein est de 6 € ; le tarif réduit est de 3 € pour les membres de l'Association. Nous acceptons les " Passeports Senior ". Gratuité pour les scolaires, étudiants et demandeurs d'emploi.



À 16h30, en correspondance avec la conférence, visite guidée au musée des beaux-arts de Dunkerque : Lorène Loviny présente un choix d'œuvres flamandes des collections sur le thème de la fête ainsi que le Cabinet de curiosités au Musée des beaux-arts de Dunkerque.



Sophie Raux

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Sophie Raux est Maître de conférences en Histoire de l'art à l'Université Charles de Gaulle-Lille 3. Ses recherches actuelles portent sur la circulation, la distribution et la consommation des objets d'art et de luxe dans les Pays-Bas espagnols
Elle est déjà intervenue pour notre association à propos des emblèmes dans la peinture, de la gravure au temps des ducs de Bourgogne et de Bruegel l'humaniste. Sa dernière conférence en janvier 2012 - L'art de persuader : Rhétorique baroque et classique dans la peinture d'histoire du XVIIe siècle - nous avait captivés.

Elle nous enmène cette fois en Flandre avec un sujet méconnu.


Le thème choisi cette saison - En fête sur les chemins de l'art – invite Convivialité en Flandre à se pencher sur un sujet peu abordé jusqu'à présent.

Il s'agit de présenter l’une des stratégies les plus originales et encore méconnue de distribution des objets d’art et de luxe au début de l’époque moderne : le système des loteries.
o Gillis Coignet, Tirage de la loterie d'Amterdam, 1592, Amsterdam, Musée Historique c







Gillis Coignet,
Tirage de la loterie d'Amterdam, 1592, Amsterdam,
Musée Historique

 











Pieter Pourbus,
Affiche pour la loterie de Bruges en 1574,

Bruges, Archives municipales
Pieter Pourbus, Affiche pour la loterie de Bruges en 1574. Bruges, Archives municipales d Courantes dans les Pays-Bas du Sud dès le XVe siècle, les loteries étaient destinées à l’origine à des collectes de fonds pour des œuvres d’utilité publique et permettaient de remporter des charges lucratives ou des sommes en espèces.
Progressivement, à partir du XVIe siècle, des entrepreneurs privés organisèrent des loteries à but lucratif dont le succès croissant entraîna une diversification des lots à gagner : œuvres d’art et objets de luxe y prirent une place prépondérante.
Ces loteries qui faisaient l’objet de vastes expositions ont donné lieu à de véritables spectacles urbains. Elles associaient à une pratique purement commerciale, les aléas du hasard et de la fortune, le jeu et la réjouissance populaires.
Pour la population, la loterie offrait un étalage public de produits de luxe qui paraissait accessible à tous pourvu que la Chance soit favorable. La soif de commodités et de richesse, après des années de pénurie et de crises, était encore exacerbée par la passion du jeu et les enjeux sociaux qui en découlaient.
La loterie apparaissait en effet comme une distribution aléatoire de biens précieux sous l’égide de la Providence.
D’après David Vinckboons, « Loterie et fête de village vers 1610, Szczecin, Muzeum Narodowe







D’après David Vinckboons,
Loterie et fête de village
vers 1610, Szczecin, Muzeum Narodowe


Les hiérarchies sociales s’en trouvaient momentanément bouleversées : le lauréat d’un lot de grand prix, quelle que fût sa condition, se voyait auréolé du prestige du gagnant, du vainqueur, grâce au hasard et à la chance ...


Mise en ligne par Sabine Wetterwald le 17 janvier 2013

 

Le programme 2012-2013 : En fête sur les chemins de l'art ;

La carte interactive des journées et voyages de Convivialité en Flandre.