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Une journée à Bruxelles

Dialogue des courants artistiques

Mardi 11 janvier 2011

Au Bozar Palais des Beaux-Arts, l'exposition 'Le Monde de Lucas Cranach', un artiste à l'époque de Dürer, Titien et Metsys

Au moment où le Louvre lance une souscription publique pour acquérir un petit panneau charmant, représentant Les trois grâces, le Palais des Beaux-Arts – le BOZAR -  nous offre un voyage au XVIe siècle.

Lucas Cranach l'Ancien, Les trois grâces, Musée du Louvre
Lucas Cranach l'Ancien,
Les trois grâces,1531, 24x47cm
Tresor National, Musée du Louvre
150 œuvres nous donnent l’occasion de pénétrer dans l’univers de Lucas Cranach l'Ancien, l'un des quatre grands artistes allemands de la Renaissance avec Albrecht Dürer, mais aussi Hans Holbein le jeune et Mathias Grünewald

Son œuvre reflète donc les profonds bouleversements culturels, sociaux, politiques et religieux qui ont ébranlé le XVIe siècle.

Lucas Cranach l’ancien, né en 1472 à Kronach en  Franconie,  a dû faire ses débuts artistiques dans l’atelier de son père, Hans. Il travaille sans doute à Nuremberg, métropole des arts et du commerce, avant de s’installer à Vienne vers 1500.

Lucas Cranach l'Ancien Autoportrait 1533
Lucas Cranach l'Ancien,
Kronach 1472 - Weimar 1553, Autoportrait, 1533

L’exposition suit la chronologie et s’ouvre par les premières créations connues, réalisées à Vienne autour de 1500.  Dans cette section, les œuvres sont mises en comparaison avec l’œuvre graphique de Albrecht Dürer (1471-1528) actif en même temps à Nuremberg.
Ce sont des scènes religieuses où les couleurs éclatantes et expressives sont une preuve de son pouvoir créatif et son rôle joué dans le développement de « l’école du Danube » dont fait partie Albrecht Altdorfer (1480-1538), spécialiste de paysages « romantiques ».

Lucas Cranach l'Ancien, La crucifixion, 1500-03, KHM Vienne

Lucas Cranach l'Ancien, La Crucifixion, 1500-03
huile sur bois, 58, 5x45 cm
Kunsthistorisches Museum, Wienen

Nous retiendrons La Crucifixion (1500) dont le style nouveau caractérise l’œuvre, dans laquelle figure au pied de la croix un chien rongeant un os et qui nous montre le sang coulant de la bouche et du nez du Christ.

En 1505
, il quitte Vienne pour Wittenberg où il devient  peintre de la cour au service de Frédéric III le Sage, prince électeur de Saxe.

Wittenberg est la capitale de cet état et le siège d’une université où il deviendra un artiste confirmé. Il décore leurs châteaux, peint leurs portraits et ceux de leurs épouses, exécute des retables et réalise également des sujets profanes.
Excepté une visite aux Pays-Bas en 1508, le maître réside de façon presque ininterrompue à Wittenberg. Citoyen important, il siège à l’assemblée de la ville en 1519 et exerce la charge de bourgmestre en 1537 et 1540.

En 1508, l’Electeur Frédéric de Saxe accorde à Cranach son blason au serpent ailé, qui devient la signature de l’artiste. Ses fils Hans et Lucas le Jeune font partie de ses assistants. Imitant fidèlement son style, ils jouèrent un rôle important dans les œuvres produites par son atelier.

Avec l’arrivée de Charles V en 1547, Cranach perd sa place de peintre officiel et suit son prince Frédéric à Augsbourg puis en 1552 à Weimar où il meurt à l’âge de 81 ans.

Albrecht Dürer, Adam et Eve, 1504 Lucas Cranach l'Ancien, Adam et Eve, 1533, Staatliche Museum Berlin Lucas Cranach l'Ancien, Le paradis terrestre, 1536, Kunsthistorisches Museum, Wien

Albrecht Dürer, Adam et Eve, 1504, gravure sur cuivre,  MET New York

Lucas Cranach l'Ancien, Adam et Eve, 1533, huile sur bois, Staatliche Museen Berlin

Lucas Cranach l'Ancien, Le paradis terrestre, 1536, Kunsthistorisches Museum, Wien

L'univers de Lucas Cranach au BOZAR

Son voyage aux Pays-Bas autour de 1508 lui apportera d’autres expériences et lui permettra de perfectionner l’art du portrait. C’est l’étape suivante de l’exposition qui présente le portrait de Marguerite d’Autriche et le diptyque du Duc Jean et de son fils Jean Frédéric (1509) qui est aussi le premier portrait dans l’art allemand d’un prince encore enfant.

Ses rencontres avec les peintres des Anciens Pays-Bas sont fructueuses : l’influence de la peinture flamande sur Cranach se lit merveilleusement dans le retable La Sainte Famille
(1509).

Lucas Cranach l'Ancien, La Sainte Famille, 1509, Städelschenkunstinstitut Frankfurt

Lucas Cranach l'Ancien, Saint Jérome en train d'étudier, 1527 Principal propagandiste de la réforme en Allemagne, Cranach entretenait avec Martin Luther des relations professionnelles et personnelles.

L’art était alors au-dessus de la politique et c’est ainsi qu’il faut comprendre que Cranach travaillait aussi pour des commanditaires catholiques, dont l’un des principaux opposants à Luther, le cardinal Albrecht de Brandebourg que l’on reconnaît dans le tableau de
saint Jérôme en train d’étudier (1527).

Le parcours se poursuit de manière plus ludique avec une salle consacrée aux tableaux inspirés par la mythologie.
Cranach se lance alors pour la première fois dans la peinture de jeunes femmes espiègles comme Loth et ses filles (1528), Apollon et Diane (1526), ou des héroïnes comme Lucrèce la vertueuse ou Judith la courageuse.
L’un des sujets les plus souvent peints par l’artiste et son atelier est Adam et Eve, qui toutes préfigurent le paradis perdu du Jardin d’Eden (1530).   
Volupté et plaisir sensuel comblent ainsi le visiteur dans la dernière salle avec une succession de beautés : Les trois Grâces, Vénus et Cupidon, Lucrèce.

Tout au long de sa carrière, il reviendra régulièrement au thème du Jugement de Pâris dont la première version date de 1508.

Pâris, un prince troyen, devait élire la plus belle déesse entre Vénus (Aphrodite), Minerve (Athéna) et Junon (Héra).

Il se laissa persuader par Aphrodite de la choisir, en échange de quoi la déesse lui promet la main d’Hélène, la superbe femme du roi Ménélas qui n’avait bien entendu, aucunement l’intention de la laisser partir avec Pâris. 

C’est ainsi que débuta la guerre de Troie.

Lucas Cranach l'Ancien, Le jugement de Pâris, vers 1528

Lucas Cranach l'Ancien, La chasse au cerf, vers 1530, Musee de Copenhague

La Chasse au cerf de Frédéric le Sage (1527) du musée de Copenhague présente un superbe paysage verdoyant que traverse la courbe d'une rivière. Des chasseurs, à pied et à cheval, ont coincé un troupeau de cerfs. Un groupe de courtisans et de femmes élégamment vêtus, s'approche sur un bateau au second plan. En dépit de la cruauté de la scène on sera sensible à la manière dont le peintre a su rendre la fraîcheur des prés et des bois, on notera aussi l'échappée au fond à gauche vers une plaine lumineuse ainsi qu'au vieux château qui domine les bois à droite. Cranach fut un grand paysagiste, comme son contemporain Altdorfer qui peignit le premier paysage pur.

 

Lucas Cranach l'Ancien, La nymphe du printemps, après 1537, National Gallery of art Washington

La nymphe de la fontaine
(après 1537)
de Washington (National Gallery of Art) est une des nombreuses versions de ce sujet pour représenter la nudité de manière provocante et ambiguë pour ses mécènes de la cour. 
Une inscription latine avertit le spectateur, « Je suis la nymphe de la fontaine sacrée.  Ne dérangez pas mon sommeil.  Je me repose ».
La nymphe toutefois entrouvre les yeux avec une modestie un peu feinte.  L’arc et le carquois sont des attributs de Diane, la déesse mythologique de la chasse qui symbolise aussi la chasteté.   Les oiseaux peuvent être des références à Diane ou à Vénus, la déesse de l’amour erotique.

Cranach avait le sens des affaires et en tant que peintre, il ne se sentait lié par aucune religion, considérant que l’essentiel est de conserver son indépendance.
Malgré les nombreuses influences qui marquent son époque, son œuvre est resté fidèle aux traditions gothiques.

Depuis une quinzaine d'années, il est d'usage d'associer un artiste contemporain.
L
e gothique
étant à  l'honneur et contrepoint à Lucas Cranach, les oeuvres gothiques du plasticien gantois Wim Delvoye s'exposent : des sculptures en bronze poli, des Christs en croix, des couronnes d'épines tressées, des cathédrales en coupes, dessinées dentellées. 
Sur le toit du BOZAR, nous pouvons voir sa tour gothique en
acier corten utilisé pour son aspect patiné et sa résistance aux conditions atmosphériques dans l'architecture, la construction et l'art.
Wim Delvoye tour gothique Bozar


Déjeuner près du Bozar au sixième étage du Musée d'Instruments de Musique (MIM), Anciens magasins Old England

MIM - Old England


Au
musée d'Ixelles, l'exposition 'Chefs-d'oeuvre de Dürer à Fabre'

Par cette exposition nous avons le plaisir de découvrir les œuvres les plus prestigieuses de la collection du musée. Les principaux courants de l'art belge et européen des XIXe et XXe siècles, réalisme, impressionnisme, néo-impressionnisme, expressionnismes, expressionnisme, surréalisme, jusqu'aux expériences protéiformes de l'art moderne et contemporain. 

De Albrecht Dürer à Jan Fabre en passant par James Ensor, Henri de Toulouse-Lautrec, Théo Van Rysselberghe, Constant Permeke, Gustave de Smet, Pierre Alechinsky, ou encore Auguste Rodin, Francis Picabia, Pablo Picasso, Joan Miro ou Ann Veronica Janssens

Musée d'Ixelles, Rik Wouters, sculpture, La folle danseuse Joan Miro, Le cheval de cirque, 1927, Musée d'Ixelles
Rik Wouters, La folle danseuse,
Collection Musée d'Ixelles
Joan Miró, Le cheval de cirque, 1927
Collection Musée d'Ixelles
Albrecht Dürer, Une cigogne, v. 1500-1505, Coll. Musée d'Ixelles
Entre 1500 et 1505, Albrecht Dürer (Nuremberg, 1471-1528), réalise un grand nombre de dessins représentant animaux et végétaux.  Ceux-ci témoignent de son intérêt particulier pour les sciences naturelles.
La Cigogne, dessin à la plume, 27,5 x 18 cm, du Musée d'Ixelles, fait partie d'un ensemble d'études destinées à la Vierge aux animaux (ca. 1503), aquarelle conservée à l'Albertina de Vienne.
Bien que portant la mention de 1517, elle semblerait, selon l'avis des spécialistes, avoir été datée à posteriori.  Sa précision et sa technique de travail donnent l'impression d'une reproduction parfaite de l'animal. 
Avec le regard d'un biologiste, Dürer note très exactement l'emplacement des rémiges : leur couleur naît de la différence de densité des traits d'encre.
Cet animal, symbole de la gratitude dans l'iconographie médiévale, concourt avec les autres représentants du règne animal à recréer autour de la Vierge et l'Enfant de l'aquarelle de Vienne un petit paradis terrestre semblable à celui que l'Homme a perdu par le péché d'Adam.
Le musée possède dans ses collections un marbre de
Rodin, dit l'Idylle d'Ixelles,  réalisé en 1884 sous sa direction d'après
une terre cuite originale de 1876 aujourd'hui détruite. 
Rodin s'est installé quelques années à Ixelles.

Rodin, L'Idylle d'Ixelles, 1884

James Ensor, Le Christ apaisant la tempête.
U
ne première version de 1891 est conservée au Musée des Beaux-Arts d'Ostende. 
Le tableau de la collection du Musée d'Ixelles a été réalisé 15 ans plus tard mais est " antidaté " 1891.
1906 (antidaté 1891)

Henri de Toulouse-Lautrec, Caudieux, 1893, Musée d'Ixelles

La collection complète d'affiches de Henri de Toulouse-Lautrec, grâce à l'engouement du public, sont passées à la postérité et continuent à fasciner les visiteurs.
Pour dessiner ses affiches l'artiste se rendait chez l'imprimeur et commençait  par un dessin au fusain et ensuite la couleur.

James Ensor, Le Christ apaise la tempête, Musée d'Ixelles

Art Nouveau : un courant international de la fin du XIXe siècle

Le passage du XIXe siècle au XXe siècle se manifesta par une fiévreuse activité dans le  monde des arts où les créateurs cherchèrent de nouveaux moyens d’exprimer la modernité.  Les innovations technologiques avaient vu le jour.  À Londres, le premier réseau souterrain de transports en commun électriques du monde, le métro, était en construction. À Paris, le vaste projet d’urbanisation du baron Hausmann (1809-1891) avait totalement transformé la ville.  Dans le même temps, à Bruxelles, devenue l’un des bastions de l’avant-garde artistique depuis les années 1880, les classes moyennes en pleine expansion, demandaient une nouvelle architecture qui soit enfin libérée de toutes les tendances du passé.

Le style Art Nouveau, appelé Jugendstil en Allemagne et en Hollande, Modern  Style en Grande-Bretagne et Style Liberty en Italie a été populaire en Europe, et notamment à Bruxelles, entre 1893 et 1918, grâce à l’architecte et décorateur belge Victor Horta (Gand, 1861-Bruxelles, 1947). Victor Horta l’avait appelé à l’origine ‘style anglais’ en hommage au style Arts and Crafts de l’anglais William Morris (1834-1896).  Ses autres sources d’inspirations étaient l’estampe japonaise, l’art celte traditionnel et le rococo du XVIIIe siècle.
Les caractéristiques sont l'utilisation de matériaux industriels comme l'acier et le fer dans les parties visibles des maisons, de nouveaux décors inspirés de la nature, mosaïques décoratives ou sgraffites sur les façades des maisons.

Musée HORTA, rue Américaine, 23-25, Bruxelles (St-Gilles)

E
n 1892-1893, Victor Horta fit construire sa première véritable maison Art Nouveau,  l’hôtel Tassel, rue Paul-Emile Janson, 6,  à Bruxelles, dont il conçut lui-même l’architecture, l’ameublement et la décoration.  Son art était sobre, mesuré, cérébral.
D'autres magnifiques constructions suivront, e.a. :
1893, la Maison Autrique, Chaussée de Haecht, 266, 1030 Bruxelles (Schaerbeek) ; 1895, la Maison Solvay (son chef-d'œuvre), Avenue Louise 224, 1000 Bruxelles ;
1895, la Maison du Peuple (la maison de réunion des socialistes à Bruxelles, aujourd'hui malheureusement démolie) ;
1898, la Maison et atelier Victor Horta , rue Américaine, 23-25, 1060 Bruxelles (Saint-Gilles), classé monument historique en 1963, devenu musée Horta en 1969 ;
1901, les Grands Magasins Innovation (détruit par un incendie en 1967 au cours de laquelle plus de 300 personnes ont été tuées) ;
1903, les Magasins Waucquez (aujourd'hui le Centre belge de la Bande Dessinée, rue des Sables, 20, 1000 Bruxelles ;
1903-1928, le Musée des Beaux-Arts à Tournai, rue Saint-Martin, commandité par le sculpteur Guillaume Charlier (Ixelles,1854-Saint-Josse-ten-Noode,1925)
1919-1928, le Palais des Beaux-Arts, BOZAR, rue Ravenstein et rue Royale, 1000 Bruxelles ;
1910-1952, la Gare Centrale de Bruxelles, achevée après sa mort.

Le Musée Horta est en fait la maison conçue et construite de 1898 à 1901 par Victor Horta pour lui-même. Classé monument historique en 1963,  la maison est devenue musée Horta en 1969.

Ce n'est pas un musée au sens traditionnel ; un bâtiment où les objets exposés attirent toute l'attention.  Ici c'est l'inverse, le bâtiment est le musée. 
Cette maison montre également l'une des grandes innovations de Victor Horta : les chambres sont construites autour d'un hall central. 
Du plafond de verre, une belle lumière tombe dans la maison, créant ainsi un éclairage plus naturel dans une grande partie de l'immeuble.

Maison Horta façade photo A.R. Musée Maison Horta intérieur

La façade de la maison offre une histoire cachée : celle d’un paysage aquatique qui se décline depuis la grille de protection de la fenêtre du rez-de-chaussée (des herbes), en passant par le balcon (des iris d’eau) et s’achève par le vol d’une libellule dont le corps est stylisé dans le trumeau du bow-window et les ailes dans le balcon du second étage.
Dans le hall d’entrée de la maison, Victor Horta a transformé un banal radiateur d’atelier en colonne décorative, une adaptation qui lui permet d’éviter la présente d’un lourd radiateur de fonte qui aurait encombré l’espace.
La lumière dorée de la partie supérieure de la cage d’escalier est évoquée par Victor Horta dans ses Mémoires et associée à un moment de bonheur mêlé de sombres pressentiments.  La subtilité des associations de couleurs cède la place à la pure exaltation du jaune.



À cliquer :

  • La Renaissance nordique ;
  • Lucas Cranach l’Ancien sur le site de l’Université de Liège ;
  • Un site sur le peintre Henri Toulouse Lautrec

    À lire
    :
  • Musée d’Art ancien Bruxelles, Œuvres choisis, Véronique Bücken, Ed. Musées royaux des Beaux Arts de  Belgique, Bruxelles, 2001, p.72,  bibliothèque Convivialité en Flandre ;
  • Les peintures de Lucas Cranach, Max J. Friedlaender et Jakob Rosenberg, Flammarion, Paris 1978 ;
  • Les grands maîtres de la Renaissance allemande de Dürer à Holbein, Cranach l'Ancien, un parcours singulier, Les dossiers de l'Art, n°148, p 58 ;
  • Les grandes époques de l’art, La Renaissance, France et Europe du Nord, par les conservateurs du Metropolitan Museum of Art, Editions Gründ, 1988, bibliothèque Convivialité en Flandre ;
  • Musée d’Ixelles. Les collections, Silvana editoriale, 192 pages, 150 illustrations ;
  • Le Bruxelles de Horta, Françoise Aubry, Christine Bastin et Jacques Evrard, éditions Ludion Gand, 2007 ;
  • Les beaux livres du patrimoine, Ed. La Renaissance du Livre/Crédit Communal, Tournai, 2000, bibliothèque Convivialité en Flandre ;
  • Chefs-d’œuvre artistiques et Patrimoine majeur de la Belgique, Collectif Angèle Boddaert, Yves  Robert, Gian Giuseppe Siméone, historiens d’art, Collection.

Rédaction Agnes Réant-Rosseel et Odile Schapman
Mise en ligne par Agnes Réant-Rosseel le 30 mars 2011