Voyage à Lierre et Malines : deux jours avec Marguerite d'York et Marguerite d'Autriche - 16 photos de l'église Saint-Gommaire Imprimer Envoyer
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Voyage à Lierre et Malines : deux jours avec Marguerite d'York et Marguerite d'Autriche
9 photos du musée Wuyts-van Campen
8 photos de Lierre, une ville fortifiée
16 photos de l'église Saint-Gommaire
1 photo de Malines, ville d'histoire
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Jeudi 9 novembre 2006
Lierre (Lier), l'église Saint-Gommaire

 



L'église collégiale Saint-Gommaire a été reconstruite sur l'ancienne église du Xe et XIe siècles, probablement une basilique romane en forme de croix, pourvue d'une tour orientée vers l'ouest, un petit transept et un choeur relativement grand destiné au chapitre.

Les travaux de construction de la tour ont commencé en 1378 sous la direction de l'architecte malinois Hendrik Meys, relayé par Jan II Keldermans. Le style gothique massif du haut moyen-âge caractérise les deux premiers niveaux.





Saint Gommaire vivait au VIIIe siècle. Avec quelques compagnons, il défricha un bois et y établit un lieu de prière et d'habitation.

Il y décéda et fut enterré au terme d'une vie pieuse et sainte.

Il avait accompli des miracles. A l'aide de sa ceinture, il pansa un arbre qu'il avait abattu, sauva un enfant sur le point de s'étouffer, fit jaillir une source pour les moissonneurs assoiffés...




Le jubé du choeur a été réalisé entre 1536-1538 en pierre d'Ecaussines et d'Avesnes.

En 1580, lors de l'iconoclasme, la balustrade est endommagée. En 1842, le sculpteur anversois Jan Van den Kerckhoven réalise de nouvelles statues des évangélistes et des pères de l'église pour les grandes niches de la façade.





Les quatre évangélistes sont représentés sous formes allégoriques du tétramorphe : l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean, le taureau pour saint Luc et le lion pour saint Marc.

Le taureau est le symbole de l'évangéliste saint Luc. Il mâche et remâche comme saint Luc l'a fait pour les paroles de Jésus.

Saint Luc a donné du relief à des personnes qui « ruminaient » la parole de Dieu.

Le taureau, dans l'imaginaire humain de tous les temps, représente également la puissance de travail.


Saint Marc est symbolisé par un lion d'après l'un des premiers versets de son évangile : Une voix rugit dans le désert… (Mc 1,3).


Pour en savoir plus sur les symboles des Evangélistes



La chaire est l'oeuvre de Artus Quellin le Vieux et de Peter Verbruggen le Vieux (1640-1642).

Les quatre archanges grandeur nature, Gabriel, Michel, Raphaël et Uriel portent à bras levés la cuve octogonale.






Dans la chapelle latérale côté sud, se trouve le plus vieux vitrail de l'église : Le Couronnement de Marie par la sainte Trinité. La première chapelle du choeur est consacrée au Saint-Esprit. Le vitrail de La Descente du Saint-Esprit est l'oeuvre de Gustave Ladon (1941).




Le maître-autel néogothique est un projet du baron Jean de Béthune (1821-1894).

Jean de Béthune fonde avec Guido Gezelle la Société de Saint Luc à Bruges en 1851, dont la première école se situe à Gand en 1863 afin de former des architectes.

Il emploie les formes typiques de la construction gothique brugeoise et détermine ainsi dans une large mesure le développement ultérieur du néo-gothique dont il est considéré comme le chef de file en Belgique.




Dans les cinq niches du retable sculpté se trouve au centre saint Gommaire avec l'arbre et la source entre des épisodes de sa vie. De gauche à droite : Le Miracle de l'arbre, La Construction de la chapelle Saint-Pierre, La Guérison de Grimmara, La Délivrance d'un enfant victime d'une vipère.





Le Triptyque de Colibrant peint en 1516 par Goossen van der Weyden, le petit-fils de Rogier van der Weyden, figure Les sept joies et peines de la Vierge avec le mariage de Marie pour thème central. L'Annonciation au volet gauche, La Présentation au temple à droite.




De belles qualités dans cette oeuvre : symétrie et rythme de la composition, répartition des coloris où les tons sombres, bleus, verts et rouges alternent avec des taches claires, élégance du dessin. Un style particulier s'en dégage par la stature monumentale des personnages à la tête proportionnellement petite et au cou allongé, des visages au modelé lisse et sans ombre, des doigts effilés parfois très longs, des drapés amples et souples, dans un décor de paysages sereins.


La vie de saint Gomer ou Gommaire ou Gumar D'Emblehem, confesseur, diocèse de Malines.