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Convivialité en Flandre - 31 mai au 7 juin 2014

La Sicile archéologique et baroque

Palerme, Ségeste, Agrigente, Piazza Armerina, Raguse, Noto,
Syracuse, Catane, Taormine, Cefalù, Monreale, Palerme


Riche d’un passé trimillénaire, la Sicile révèle au voyageur les strates successives qui ont composé une Histoire aussi brillante que conflictuelle. Enjeu des luttes opposant Puniques et Romains, l’île est au fil du temps, romaine, byzantine, arabe puis normande avant que l’empereur Frédéric II n’établît à Palerme, au carrefour des mondes chrétien et musulman, l’une des plus brillantes capitales pour son projet rêvé d’empire universel réunissant l’Occident et l’Orient. Angevine, aragonaise, espagnole puis napolitaine, la Sicile demeure dépendante de puissances extérieures, mais n’en conserve pas moins une puissante identité que reflètent les palais de Palerme, les sanctuaires de Catane, toujours menacée par les colères de l’Etna ou les somptueuses demeures baroques de Noto.

Pour les amateurs d’archéologie et d'architecture, cette découverte permettra de mieux comprendre une île qui résume à elle seule toute l’histoire de la Méditerranée. En contact presque permanent avec l’Orient, la Sicile assure aussi un lien avec l’Afrique : peuples et civilisations s’y affrontent et s’y enrichissent. Huit jours pour découvrir les mille et une facettes de cette île mythique dans une ambiance conviviale.

Notre circuit en Sicile
a

Les points forts de notre voyage :

- La chapelle palatine à Palerme
- Le temple inachevé de Ségeste
- La terrasse des temples à Agrigente [unesco]
- La ville baroque de Noto [unesco]
- La villa romaine du Casale à
Piazza Armerina [unesco]
- Syracuse [unesco]
- Les mosaïques à fond d'or de la cathédrale normande de Monreale


Carte du circuit créée par Sabine Wetterwald
pour Convivialité en Flandre
Cliquer pour agrandir

Ceci est la trame du programme proposé, édité sur papier pour la quarantaine de participants.
Franco Carlotta est notre guide pendant toute la durée du circuit. Les deux accompagnatrices et organisatrices Chantal Lefebvre et Sabine Wetterwald se sont employées avec l'aide du voyagiste Clio à aplanir toutes les difficultés matérielles afin que les pensées soient réservées à l'art et à l'histoire de la Sicile et que les sensations soient dévolues au plaisir et au bien-être d'évoluer dans de merveilleux paysages.

Samedi 31 mai 2014 = Jour 1 = Dunkerque - Bruxelles - Palerme

Rendez-vous à 5h du matin pour un départ de Dunkerque à 5h15.
Décollage de Bruxelles à 10h05 et arrivée à Palerme à 12h35.
Transfert en car privé vers la cathédrale de Palerme (italien :
Duomo di Palermo, sicilien : Catidrali di Palermu). Cette église catholique romaine du XIIe siècle dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, est de style arabo-normand propre à la Sicile. Elle fut construite au XIIe siècle par l'archevêque normand de Palerme Gautier Ophamil, à l'emplacement d'une très ancienne basilique de l'empire romain transformée en mosquée au IXe siècle par les Arabes.

Cathédrale de Palerme
La Cathédrale de Palerme, photo Alain Gagne

Les tours datent des XIVe et XVe siècles et le porche gothique catalan du XVe siècle. La nef baroque fut élargie à la fin du XVIIIe siècle. Le couronnement du premier roi de Sicile Roger II de Sicile y fut célébré à Noël 1130. La cathédrale renferme les sépultures de l'empereur Frédéric II du Saint-Empire et de son épouse Constance d’Aragon ; du roi Roger II de Sicile qui au XIIe siècle fut à l’origine du Royaume de Sicile ; de Sainte Rosalie de Palerme, patronne de Palerme.

Installation, dîner et nuit à l’Hôtel Piazza Borsa 4*

Dimanche 1er juin = Jour 2 = Palerme + Ségeste + Route vers Agrigente

Petit déjeuner à l’hôtel et continuation des visites de Palerme pas faites le jour d’arrivée : le matin, promenade au cœur de la ville en passant devant la Piazza Pretoria avec le siège de la Mairie et la fontaine Pretoria avec les statues allégoriques, balustrades et escaliers que Francesco Camilliani a réalisés au XVIe siècle. Visite extérieure des églises principales : la Martorana construite au XIIe siècle, San Cataldo (XIIe) arborant une silhouette orientale avec ses coupoles rouges rappelant le style arabe, et Saint-Jean des Ermites, édifiée à l’époque de Roger II sur les ruines d’une mosquée.

 La Chapelle Palatine du Temple des Normands à Palerme a Visite de l’imposant Palais des Normands bâti en style arabo-normand par le roi normand Ruggero II, siège du Parlement Sicilien. L'atmosphère dorée de l'orient imprègne ce Palais surtout connu pour sa Chapelle Palatine.

En forme de cathédrale miniature, elle abrite de magnifiques mosaïques de style byzantin inspirées de la basilique de Monreale. Le voûtement de la nef majestueuse a été exécuté par des charpentiers arabes au XIIe siècle.

La Chapelle Palatine du Temple des Normands à Palerme

Retour à l’hôtel Piazza Borsa pour le déjeuner

Après le déjeuner, route pour Ségeste et visite du temple et du théâtre. Le site de Ségeste est grandiose.

Le théâtre de Ségeste est accroché aux flancs nord-ouest de la colline qui portait les quartiers principaux de la cité. Gradins et orchestra construits en calcaire local, sont bien conservés.

On connaît la silhouette solitaire du temple de Ségeste dont il ne subsiste que les colonnes du péristyle, rudes parce que non cannelées, encore proches du matériau brut tiré de la montagne voisine. Aucun décor, aucune fioriture ne viennent animer cette étrange construction, purement linéaire, véritable épure géométrique du temple grec.

Il fut implanté là comme une sorte de manifestation et de signe adressés par les Élymes aux Grecs des territoires voisins dont les produits de céramique étaient d'ailleurs couramment importés. Il présente tous les caractères de l'ordre dorique dépouillé du milieu ou de la deuxième moitié du ve siècle, construit suivant des schémas géométriques et modulaires dont la sécheresse est soulignée par la disparition des murs de la cella intérieure et par l'absence de toute moulure ornementale. C'est un véritable horos, une borne plantée aux limites du monde grec, représentatif de son pur esprit géométrique et rationnel.
a Le Temple de Ségeste
Le Temple de Ségeste, photo Francis Cailliau


Puis, route vers Agrigente et découverte en soirée de la Vallée des Temples illuminée.

Installation, dîner et nuit au Colleverde Park Hotel 4* à Agrigente   

Lundi 2 juin = Jour 3 = Agrigente + Piazza Armerina

La Vallée des Temples à Agrigente a La vallée des temples à Agrigente, photo kefatur.it


Petit déjeuner et départ vers la célèbre Vallée des temples d'Agrigente


Visite des édifices les mieux conservés :
le Temple de Junon, de Castor et Pollux, de la Concorde et de Jupiter.

Puis, visite du Musée Archéologique d'Agrigente.

Retour à l’hôtel Colleverde pour le déjeuner.


L'après-midi, route vers Piazza Armerina pour admirer les célèbres mosaïques de la Villa Romaine du Casale du IIIe siècle.

La construction de la villa a débuté à la fin du IIIe siècle. Elle compte une trentaine de pièces décorées de 3500 m² de mosaïques d'une facture remarquable et d'un intérêt historique sans équivalent.  Occupée jusqu'en 1160, elle fut ravagée par un incendie et disparut sous un glissement de terrain.
Longtemps attribuée à Maximien Hercule, collègue de Dioclétien dans la Tétrarchie, il est aujourd'hui admis que son commanditaire devait être un personnage proche du pouvoir impérial mais son nom reste inconnu.

Le site fut reconnu en 1812 mais il fallut attendre 1929 pour mettre au jour la première mosaïque (Travaux d'Hercule).
La fin des restaurations date de 1954.

Mosaïque de la Villa del Casale, Piazza Armerina - Photo Francis Cailliau
a Mosaïque, Villa del Casale, Piazza Armerina

Installation, dîner et nuit près de Piazza Armerina à l'Hôtel Pomara 3* à San Michele di Ganzaria

Mardi 3 juin = Jour 4 = Raguse + Noto + Route vers Syracuse

Après le petit déjeuner, route pour Raguse : visite de la vieille ville à flanc de montagne de Ragusa Ibla, reconstruite après le dévastateur tremblement de terre de 1693. On y retrouve une grande avenue le corso XXV Aprile jalonnée de belles églises et de superbes édifices, fleurons de l’architecture baroque. Puis, la ville fait place à de petites rues étroites et de nombreux escaliers qui montent ou descendent au gré des caprices des architectes du XVIIe siècle. Une cité médiévale où la pierre règne en maître.

Visite de la Cathédrale San Giorgio (XVe) avec son beau portail gothique, un des derniers vestiges visibles d’une église médiévale détruite lors du tremblement de terre de 1693.

Départ pour Noto. Déjeuner au restaurant et visite de la ville.

Noto, Cathedrale San Nicolo a Soumise pendant plusieurs siècles à l’Aragon puis l’Espagne, la Sicile apparaît aux XVIIe et XVIIIe siècles comme un brillant foyer de la culture baroque.
C'est le hasard des accidents naturels – si fréquents en ces lieux – qui a permis l’admirable ensemble architectural de Noto, ville martyre entièrement reconstruite à l’issue du terrible séisme survenu en 1693.



Noto, Cathédrale San Nicolo, Photo Agnes Réant-Rosseel


Temps libre à Raguse ou Noto selon possibilité.

Continuation vers Syracuse. Installation, dîner et nuit à Hôtel Panorama 4* à Syracuse

Mercredi 4 juin = Jour 5 = Syracuse

Petit déjeuner et départ pour la visite de Syracuse au carrefour de trois millénaires d'histoire de la Méditerranée.

Visite de la presqu'île d’Ortygie (en italien Ortigia), séparée du reste de la ville par un étroit canal appelé Darsena.
Des colons doriens venus de Corinthe élirent la petite île d'Ortygie pour fonder leur comptoir en 734 av. n.è.

Noyau de la Syracuse grecque, elle abrite de nombreux monuments baroques, héritage de l’occupation espagnole. Nous y verrons la fontaine d’Aréthuse, la nymphe qui, pour échapper aux assiduités d'Alphée, se jeta dans la mer pour réapparaître sous la forme de cette miraculeuse source d'eau douce à deux pas de la mer, le Palais du Sénat et le Duomo qui conserve douze colonnes d’un temple grec encastrées dans ses murs et des vestiges du temple d’Apollon.

a L'ïle d'Ortygie (Ortigia)
La Presqu'ïle d'Ortigia à Syracuse - Photo Markos90, Wikipedia

Puis continuation sur la terre ferme à Neapolis dont la zone archéologique rassemble les plus remarquables monuments de la première ville grecque, avec l'Amphithéâtre,  l'immense Théâtre Grec où Eschyle assista à la représentation de l'une de ses pièces, Les Perses, les Latomies où furent enfermés les prisonniers carthaginois après la bataille d’Himère en 480 avant n.è, et bien sûr « l’Oreille de Denys » où 7 000 prisonniers Grecs périrent de faim et de soif.
Retour à l’hôtel pour le déjeuner

Des suggestions pour le temps libre l'après-midi : les impressionnantes collections du Musée archéologique de Syracuse.
A 18h00, départ pour une croisière afin d'admirer les façades depuis la mer avec le bel éclairage de fin de journée.
Le soir, dîner-dégustation de spécialités accompagné par un apero prosecco et deux types de vins locaux au restaurant Il Faraone,  Traversa Caderini 14 à Syracuse.
Retour à l'hôtel Panorama et seconde nuit à Syracuse

Jeudi  5 juin = Jour 6 = Catane + Taormine

Après le petit déjeuner à Syracuse, départ pour Catane, toujours menacée par les colères de l’Etna, et visite du Palais Biscari.  

Palais Biscari, Catane a Ce palais de Catane est l'un des plus vastes de la Sicile. Reconstruit à partir de la fin du XVIIe siècle et durant la majeure partie du XVIIIe  à la suite du tremblement de terre du 11 janvier 1693, il appartenait à la famille des Paterno Castello, princes de Biscari. L'édifice se situe sur les anciennes murailles de la ville, élevées sur l'ordre de Charles Quint.

Il est connu pour la richesse de l'ornementation de ses fenêtres sculptées mais surtout pour le foisonnement de sa décoration intérieure, caractéristique du baroque sicilien. Deux de ses visiteurs au XVIIIe siècle, le comte de Borch puis Goethe, ont décrit l'exubérance de ses stucs et de ses fresques.

Le Palais Biscari à Catane

Temps libre à Catane et déjeuner libre
Suggestion pendant le temps libre : à côté du Palais Biscari, visite du Duomo, une église-forteresse édifiée à l'instigation de Roger de Hauteville, sur l'emplacement des thermes romains, et ornée au XVIIIe siècle d'une façade baroque.

Dans l'après-midi, départ pour Taormine et visite du Théâtre gréco-romain dans un site majestueux.


Née après la destruction de Naxos par Denys l'Ancien en 403 av. n.è, la cité de Taormine connut une grande prospérité à l'époque romaine.
Le théâtre est situé près du centre-ville, à l'est du promontoire. Il est l'une des ruines les plus prisées de Sicile en raison de sa remarquable préservation et de la beauté de son emplacement.

Avec un diamètre de 109 m (deuxième plus grand théâtre de Sicile après celui de Syracuse) il est divisé en neuf secteurs pouvant accueillir au total 5 400 personnes. Constitué en grande partie de briques, il date probablement de l'époque romaine, même si son plan et sa disposition sont davantage d'influence grecque que romaine. L'actuelle structure a été construite sur les fondations d'un autre théâtre de la période grecque et sa construction a sans doute été commencée au IIIe siècle sous le gouvernement de Géron II. Au IIe siècle, le théâtre fut transformé par les Romains pour les jeux de l'amphithéâtre. La scène est bien conservée et son mur a pu être largement reconstitué.

Taormine, vue sur le théâtre grec et l'Etna
Le Théâtre antique de Taormine surplombant la baie de Naxos et dominé par la haute silhouette de l’Etna - Photo Francis Cailliau
Vue panoramique du théâtre de Taormine depuis les gradins
Vue panoramique du théâtre de Taormine depuis les gradins, photo Brouardi, wikipedia


Installation, dîner et nuit à l'Hôtel Antares 4* à Letojanni, proche de Taormine 

Vendredi 6 juin = Jour 7 = Cefalù + Monreale

Petit déjeuner à Letojanni et Route vers Cefalù par l’autoroute Catane-Palerme. Cette petite cité pittoresque est dominée par le promontoire rocheux de la Rocca, où le roi normand de Sicile, Roger II de Hauteville fit édifier en 1131 la célèbre cathédrale normande qui conserve de remarquables mosaïques du XIIe siècle.

Visite de la Cathédrale et de la vieille ville.

La cathédrale de
Cefalù a été commencée dans le style normand, l'île de Sicile ayant été conquise par les Normands en 1091. Selon la tradition, le bâtiment a été érigé après un vœu fait au saint Sauveur par le roi de Sicile, Roger II, après qu'il eut réchappé d'une tempête sur la plage de la ville.

Le bâtiment aux allures de forteresse se dresse, vu de loin, comme une énorme masse juchée au sommet de la cité médiévale, ce qui peut en partie s'expliquer par la vulnérabilité du site aux attaques depuis la mer. Il constitue également un puissant témoignage de la présence normande. De nombreuses modifications ont été opérées au cours des siècles, et l'édifice ne fut jamais entièrement terminé. Les vestiges d'une voie romaine et une mosaïque paléochrétienne attestent de la construction ancienne.
Les mosaïques de l'abside datent de 1145 et les tombeaux que Roger II avait prévus pour lui-même et son épouse furent mis en place la même année. En 1215, Frédéric II de Hohenstaufen déplaça les deux tombeaux vers la cathédrale de Palerme. La construction de la cathédrale a été reprise peu de temps après, et la façade achevée en 1240. L'édifice fut consacré en 1267 par Rodolphe de Chevrières, évêque d'Albano. En 1472, un portique d'Ambrogio da Como a été ajouté entre les deux tours de la façade.
oo La cathédrale arabo-normande de Cefalù

La Cathédrale de Cefalù la nuit. Photo Entheta - Wikipedia
Nef de la cathédrale de Monreale gg L'après-midi, départ pour Monreale

La Cathédrale de Monreale est le plus complet et le plus fastueux des monuments que firent construire les rois normands de Sicile. En 1174, Guillaume II fonda sur les hauteurs qui dominent la plaine de Palerme (la Conca d'oro) une abbaye bénédictine qui fut érigée en archevêché par le pape Lucius III en 1183. Bien que les travaux aient été assez rapidement menés, l'église ne fut consacrée qu'en 1267. Réparé et embelli à plusieurs reprises, Monreale présente quelques variantes intéressantes de la formule basilicale (neuvième travée de la nef remplacée par un mur plein ; vaste transept ; travée de chœur en avant de chacune des trois absides du chevet). Mais c'est surtout son décor polychrome qui a fait la célébrité de l'édifice. L'intérieur est entièrement tapissé de plaques de marbre et de mosaïques (Christ pantocrator, saints grecs et latins, scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament) byzantines par leur technique mais d'un style nettement « occidental ». Les murs extérieurs sont eux aussi ornés d'une marqueterie de marbres et de pierres de couleur, d'un effet particulièrement heureux au chevet.

Visite du cloître des Bénédictins

Un cloître de marbre, aux colonnettes sculptées et incrustées et aux chapiteaux historiés, s'étend au sud de la cathédrale. Édifié à la fin du XIIe siècle, il a certainement subi l'influence des cloîtres provençaux contemporains, mêlant avec succès les réminiscences antiques, les formes empruntées à Byzance et la virtuosité des sculpteurs romans. Mesurant 47 m x 47 m est la seule partie restante du monastère bénédictin appartenant au complexe de bâtiments de la cathédrale.
Sur chacun des quatre côtés se développent 26 arcades ogivales. Les arcs en ogives sont supportés par des colonnes jumelées. Ces colonnes sont de styles très variés. Certaines sont simplement lisses, d'autres ont des cannelures hélicoïdales ou en zigzag, tandis que d'autres sont décorées avec des mosaïques incrustées. Les chapiteaux aussi sont tous différents, montrant des scènes en relief de la Bible ou des représentations symboliques chrétiennes et islamiques.
Dans un angle du cloître, un carré de 3 x 3 arcades délimite une fontaine reposant sur un pilier au milieu d'un bassin circulaire, duquel s'élève un autre pilier à cannelures en zigzag terminé par une sphère d'où l'eau ruisselle le long de la colonne.

aa Le cloître des Bénédictins

L
e cloître des Bénédictins, Monreale, photo Francis Cailliau

Samedi 7 juin = Jour 8 = Palerme

Petit déjeuner à Palerme et départ pour la visite du Palais Abatellis pour sa galerie de peintures siciliennes et flamandes.

La Galerie Régionale est abritée dans le Palais Abatellis, bâti dans les années 1490-95 par Matteo Carnelivari, en style de la fin du Gothique catalan avec des éléments Renaissance.

Le Palais Abatellis aa La fastueuse demeure fut commandée à l’architecte par le préteur royal de Palerme Francesco Abatellis, et par son épouse Éléonore Soler. Gravement endommagé pendant le dernier conflit, il a été restauré et modifié en 1954 par Carlo Scarpa.
Les salles abritent une collection de sculptures et de peintures particulièrement remarquables pour les XIVe et XVIe siècles de grands maîtres siciliens et européens parmi lesquels Antonello da Messina ou Jan Gossaert.

Transfert à l’aéroport de Palerme et enregistrement des bagages à 11h30. Déjeuner libre à l'aéroport et embarquement sur vol régulier à 13h30. Arrivée prévue à Bruxelles à 16h.             
Transfert en car et arrivée à Dunkerque prévue entre 19h30 et 20h30, Place Paul Asseman sur le Parking côté Patinoire.

Merci aux adhérents qui nous ont fait confiance et qui se sont engagés dans ce périple avec Convivialité en Flandre. Nous sommes toujours heureux de partager des moments artistiques de grande qualité avec vous. Merci à chacun de contribuer à la si bonne entente du groupe.

Ce voyage clôture le thème de la saison 2013-2014 : Espace pensé, vécu, rêvé... Fonctionnalités et esthétique des architectures. Nous espérons que vous rentrerez chez vous enrichis de tous ces moments d'échanges autour de l'art de la Sicile et que vous regarderez les architectures qui vous entourent d'un œil neuf en continuant à rêver de nouveaux espaces.

Envolons-nous avec dix raisons d'aimer la Sicile : la gastronomie, les odeurs, la nature, le climat, la flore, la gentillesse, le pittoresque, l'histoire et l'archéologie, et l'expressivité des Siciliens... et la dolce vita.

Nous vous retrouverons avec grand plaisir à l'Assemblée générale de notre association le lundi 29 septembre 2014 à Dunkerque autour d'un nouveau thème : L'art chemin vers l'autre, la question de l'altérité.

Amis internautes, nous sommes très heureux de partager virtuellement ce voyage avec vous.

À cliquer :


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À lire, voir ou emporter :

- Sicile Carto, Gallimard, 2012. Une description quartier par quartier avec chaque fois un plan dépliable qui indique les monuments à visiter, les musées où flâner mais aussi les restaurants, les hôtels, les bars et les boutiques ;

- Palerme et Monreale, Patrizia Fabbri, Collection Art et Histoire, Ed. Bonechi, 2001 ;
- La Sicile, Guy de Maupassant, Coll. Heureux qui comme..., Ed. Magellan & Cie, Rééd. 2008 :
- La bande-annonce de Cent Jours à Palerme (Cento giorni a Palermo), un film franco-italien sur la mafia de Giuseppe Ferrara avec Lino Ventura sorti en 1984 ;

Une liste complémentaire proposée par notre guide Francesco Carlotta :
1 - Roland Barthes, L'Obvie et l'obtus, Seuil, 2006, un volume d'essais critiques consacré au seul domaine du visible (image, photo, peinture) et de la musique ;
2 - Michel Foucault, Le Souci de soi,
Gallimard, 1984, avec une partie qui traite de la tragédie grecque ;
3 - Dominique Fernandez, Le Radeau de la Gorgone : promenades en Sicile, Grasset, 1988 ;
4 - Pierre Lévêque, L'Aventure grecque, Gallimard, 1964, manuel de référence sur l'Hellénisme. Cinq mille ans d'histoire, des origines jusqu'à la création de l'Empire romain et l'intégration des mondes grecs dans celui-ci ;
5 - Federico de Roberto, Les Vice-Rois
, 1894, paru aussi sous le titre français Les Princes de Fancalanza. L'auteur raconte l'histoire d'une famille de la noblesse de Sicile, les Uzeda de Francalanza. L'action débute en 1855 à Catane
;
6 - Leonardo Sciascia, Les Oncles de Sicile, Gallimard, 1960, un recueil de quatre nouvelles
;
7 - Leonardo Sciascia, Le Jour de la chouette, Gallimard, 1961, un récit sur le thème de la mafia
;
8 - Leonardo Sciascia, À Chacun son dû, Gallimard, 1966, une enquête autour d'un crime et intrigue dans le milieu politique sicilien
;
9 - Le Catalogue de l'exposition "Les Grecs en Occident", qui a eu lieu au
Palazzo Grassi à Venise en 1996 ;
10 - Francesco Carlotta, Breve Storia della Sicilia antica, 1998, un livre écrit (en italien) par notre guide
archéologue de formation.

Des films à revoir
- Lucino Visconti, Le Guêpard, 1962. Tiré du roman éponyme de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, le film reçut la Palme d'or au Festival de Cannes. L'action se situe à l'époque du débarquement des partisans de Garibaldi en Sicile, avec une distribution éblouissante (Burt Lancaster, Claudia Cardinale, Alain Delon) ;
- Michael Cimino, Le Sicilien
,
1987. En 1943, Salvatore Giuliano veut faire de la Sicile un état libre ;
- Michael Radford, Le Facteur, 1994. Un film franco-belgo-italien adapté du roman Une ardente patience d'Antonio Skarmeta. Le facteur (Massimo Troisi), apporte le courrier à Pablo Neruda (Philippe Noiret), exilé sur l'île ;
- Giuseppe Tornatore, Cinema Paradisio, 1989. À la fin des années 1980 à Rome, Salvatore, cinéaste en vogue, vient d'apprendre la mort de son vieil ami Alfredo et revoie son enfance dans son village natal en Sicile.

Mise en ligne par Sabine Wetterwald
le 29 mai 2014
Actualisation des liens le 9 mars 2017

Le programme 2013-2014 : Espace pensé, vécu, rêvé... Fonctionnalités et esthétique des architectures ;

La carte interactive des journées et voyages de Convivialité en Flandre

Petit déjeuner à Letojanni et Route vers Cefalù par l’autoroute Catane-Palerme. Cette petite cité pittoresque est dominée par le promontoire rocheux de la Rocca, où le roi normand de Sicile, Roger II de Hauteville fit édifier en 1131 la célèbre cathédrale normande qui conserve de remarquables mosaïques du XIIe siècle. Visite de la Cathédrale et de la vieille ville.

La cathédrale a été commencée dans le style normand, l'île de Sicile ayant été conquise par les Normands en 1091. Selon la tradition, le bâtiment a été érigé après un vœu fait au saint Sauveur par le roi de Sicile, Roger II, après qu'il eut réchappé d'une tempête sur la plage de la ville. Le bâtiment aux allures de forteresse se dresse, vu de loin, comme une énorme masse juchée au sommet de la cité médiévale, ce qui peut en partie s'expliquer par la vulnérabilité du site aux attaques depuis la mer. Il constitue également un puissant témoignage de la présence normande. De nombreuses modifications ont été opérées au cours des siècles, et l'édifice ne fut jamais entièrement terminé. Les vestiges d'une voie romaine et une mosaïque paléochrétienne attestent de la construction ancienne. Les mosaïques de l'abside datent de 1145 et les tombeaux que Roger II avait prévus pour lui-même et son épouse furent mis en place la même année. En 1215, Frédéric II de Hohenstaufen déplaça les deux tombeaux vers la cathédrale de Palerme. La construction de la cathédrale a été reprise peu de temps après, et la façade achevée en 1240. L'édifice fut consacré en 1267 par Rodolphe de Chevrières, évêque d'Albano. En 1472, un portique d'Ambrogio da Como, a été ajouté entre les deux tours de la façade.