Imprimer Envoyer

Mercredi 21 novembre 2012 à 18h00

Auditorium du Musée des beaux-arts, Place du Général de Gaulle, Dunkerque


Venise en fête, des Bacchanales au carnaval

Une conférence de Benjamin Couilleaux

 

Membres ou non de l'Association Convivialité en Flandre, nos conférences sont ouvertes dans le cadre de notre partenariat avec les musées et la Ville de Dunkerque. Le tarif plein est de 6 €, le tarif réduit est de 3 € pour les membres de l'Association, l'accès est gratuit pour les scolaires et étudiants. Nous acceptons les Passeports Senior. Des visites d'expositions en cours au musée des Beaux-Arts de Dunkerque ou au LAAC sont proposées avant les conférences.

Ce jour à 16h30, en correspondance avec la conférence de Benjamin Couilleaux, visite guidée au musée des beaux-arts de Dunkerque : Lorène Lovigny présente un choix d'œuvres italiennes des collections.


 

Diplômé de l’École du Louvre et de la Sorbonne, Benjamin Couilleaux est conservateur du patrimoine au Musée Cognacq-Jay, musée du XVIIIe siècle de la Ville de Paris. Il est déjà intervenu pour notre association à propos de Rodolphe II à la cour de Prague (2010) et de l'univers aquatique de Rubens (2009).

Ses travaux portent sur la peinture italienne, et notamment Venise. Il a participé aux expositions Titien, Tintoret, Véronèse…Rivalités à Venise, présentée au Musée du Louvre en 2009, et Corps et ombres Caravage et le caravagisme européen, montrée cet été au Musée Fabre à Montpellier.

Il prépare actuellement une monographie sur Lambert Sustris, peintre d’origine hollandaise actif au milieu du XVIe siècle dans la région de Venise, ainsi que le catalogue raisonné des peintures italiennes du Musée Fabre.

Benjamin Couilleaux aa

Le thème choisi cette année à l'occasion du dixième anniversaire de Convivialité en Flandre - En fête sur les chemins de l'art - nous enmène à Venise au XVIe siècle.

Véronèse, Le Repas chez Lévi

Véronèse, Le Repas chez Lévi, 1573, huile sur toile, 550x1280 cm, Venise, Gallerie dell’Accademia

a Petite cité au bord de l’Adriatique, Venise a connu au Moyen Âge un formidable essor, lui permettant de rayonner autour du bassin méditerranéen et d’imposer un véritable modèle de civilisation. La fiction d’une cité triomphante passe notamment par des fêtes à sa gloire, dont les artistes se sont fait l’écho.
À la Renaissance apparaissent aussi d’autres images festives, liées à la culture humaniste. Titien réinvente les fêtes de l’Antiquité païenne : sous le signe de Bacchus, dans ses élans de générosité comme ses excès enivrés, il dépeint un monde riche de couleurs et de formes.
a

Ce goût pour l’opulence investit même la peinture sacrée chez Véronèse, qui place les repas du Christ dans le luxueux univers de la noblesse vénitienne de son temps.



Au XVIIIe siècle, la ville ne cesse de décliner, jusqu’au renversement de la République Sérénissime par Napoléon. Pourtant, dans un dernier soubresaut de fastes et de raffinement, Venise persiste à croire en sa puissance. Giambattista Tiepolo flatte dans ses décors l’orgueil d’une aristocratie finissante, à travers les amours d’Antoine et Cléopâtre. Canaletto comme Guardi, dans leurs vues de Venise, offrent une place de choix aux célébrations qui rythment la vie de la cité.



Francesco Guardi, Le Doge assistant aux fêtes du Jeudi Gras sur la Piazzetta,
vers 1775-1780, huile sur toile, 67x100 cm, Paris, Musée du Louvre
aa

Francesco Guardi, Le Doge assistant aux fêtes du Jeudi Gras sur la Piazzetta

aa
Giandomenico Tiepolo, Polichinelle amoureux rrr Giandomenico Tiepolo, Polichinelle amoureux, vers 1797,
fresque détachée, 196 x 147 cm, Venise, Ca’Rezzonico, Museo del Settecento Veneziano




Avec ses masques, ses bals et autres mondanités, le carnaval dure plusieurs mois et attire toute l’Europe. L’événement devient alors un sujet de prédilection pour les peintres de la vie vénitienne, non sans distances et critiques.
Une vérité interlope, faite de faux-semblants et de liaisons troubles, se fait jour dans les tableaux de Pietro Longhi et Giandomenico Tiepolo. Le fils de l’illustre Giambattista met en scène les divertissements grotesques et étranges des polichinelles, marionnettes d’un monde qui s’éteint et cède la place à un âge nouveau.


Création de la page par Sabine Wetterwald le 20 novembre 2012

Mise à jour des liens le 1er février 2017