| Gerrit Dou et le clair-obscur, Thomas d'Aquin et la contemplation |
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“ Sicut enim majus est illuminare quam lucere solum ; mauis est contemplata aliis tradere quam solum contemplari. ”Sum. theo. IIa, IIae, qu. 188, art. 6 “ Il est plus beau d’éclairer que de briller seulement ; de même est-il plus beau de transmettre aux autres ce qu’on a contemplé que de contempler seulement. ”Thomas d'Aquin (1225-1275), « De la contemplation », Somme théologique, éd. du CERF, 1994, chap.2, p. 304 En cherchant une phrase adéquate sur le thème de la lumière pour illustrer le programme de l'année 2008-2009 développé lors de l'assemblée générale du 24 septembre 2008, je retrouve ce beau texte de Thomas d'Aquin. Voilà bien l'une des priorités de l'équipe de Convivialité en Flandre : vous transmettre ce que nous avons eu la chance de pouvoir contempler.
Le sablier posé en équilibre instable, la chandelle largement consumée, rappellent aussi le temps éphémère de la vie humaine. Gerrit Dou (appelé aussi Gérard Dou) peint ce panneau de bois vers 1650 - 1655, alors que les progrès scientifiques fleurissent dans les Pays-Bas du Nord et du Sud. Il fut avec Jan Steen, parmi les fondateurs de la guilde de saint Luc à Leyde en 1648. Création de la page par Sabine Wetterwald le 28 septembre 2008
Commentaires (1)
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colette vanbalberghe
said:
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... Bonjour Sabine Je t'avais promis les notes prises pendant la visite du musée de Leyde. Le musée de Lakenhal est abrité dans l’ancienne halle aux draps, bâtiment du 17ième siècle. L’œuvre majeure du musée est le triptyque du jugement dernier de Lucas de Leyde peint en 1526. Ce tableau de la renaissance tardive flamande a miraculeusement échappé aux protestants iconoclastes. Lucas de Leyde y montre tout ce qu’il a appris en Italie : - l’équilibre de la composition - la nudité des corps - déjà le maniérisme - la séparation des registres céleste et terrestre Lucas est d’ailleurs le fondateur de l’école italianisante de Leyde. César Van Everdingen d’Alkmaar : la gérance de l’eau Cette toile montre la présentation de la charte de 1255. David Bailly – vanité peinte en 1651 à la limite de 3 genres : — le genre nature morte — le genre portrait et même autoportrait mais le peintre alors âgé de 67 ans se peint jeune et nous présentant un autre autoportrait plus âgé ce qui transforme en fiction le rapport entre passé et présent — et le genre vanité proprement dit faisant appel aux 5 sens avec : - crâne humain - bougies éteintes - verre à pied renversé - pièces de monnaie - fleurs se fanant - montre - portraits et sculptures - flûte - sablier - bulles de savon peintes magnifiquement avec rendu de la transparence. Jan Lievens : vieille femme lisant un livre peinte en 1626, Jan Lievens est contemporain de Rembrandt. Il lui est presque égal avec une peinture moins pâteuse. Il joua de malchance en étant contemporain d’un tel peintre car le caractère absolument extraordinaire de Rembrandt ne laissait pas beaucoup de place aux autres Rembrandt van Rijn : allégorie de la vue Cette toile fut peinte en 1624 quand Rembrandt avait 18 ans. Elle appartient à la série des 5 sens. Elle représente un colporteur de lunettes avec son panier sur le ventre. Jan Steen : garçon et fille sous l’arbre Comme d’habitude Jan Steen dénonce les mœurs légères. La présence d’un lapin dans la toile symbolise lourdement la reproduction facile Au passage dans le musée : les petits-maîtres de Leyde Ces petits-maîtres peignent sur bois et fignolent des détails superbes, souvent à la loupe. — Gerrit (Gérard) Dou couple dans un paysage. L’astronome — Harmen Steenwijckvanité Cette vanité, peinte en 1640, représente les éléments habituels de la vanité avec les pipes éteintes, le crâne humain, le verre renversé, les livres fermés, et encore la flûte. Adrian van Gaasbeeck (élève de Gérard Dou) : repos pendant la fuite en Egypte La composition est une citation évidente de la fuite en Egypte de Rembrandt Gaasbeck y ajoute un trompe l’œil superbe avec le cadre de la toile et le rideau accroché à sa tringle. Dans les intérieurs néerlandais, il y avait devant les peintures un rideau qui les protégeait. On écartait le rideau pour regarder la peinture. Ici le peintre figure le rideau et nous avons vraiment envie de le tirer. Pieter Cornelis Slingelandt : mère et ses 2 enfants Etude d’un intérieur néerlandais Quiringh Gerritz van Brekelenkam Une mère épouille avec tendresse son enfant. Cela faisait partie de la toilette du jour. |
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