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Index de l'article
Voyage à Florence : cinq jours avec les Médicis en juin 2008
2 - Le programme détaillé des 5 jours à Florence
3- L'histoire de la ville de Florence
4 - Les architectes de Florence
5 - Les peintres et sculpteurs de Florence (31 images)
Toutes les pages

 

Cinq jours à Florence en juin 2008
avec Convivialité en Flandre
5 - Les peintres et sculpteurs de Florence


 

Pendant le XVe siècle, Florence est le centre incontesté du renouvellement des arts en Italie. Elle voit l'éclosion de la Renaissance, mouvement artistique, intellectuel et social.

Léonard de Vinci, tout comme Michel-Ange s'appuie sur la science de l'anatomie et Donatello crée en 1430 son premier nu sur pied : David.

Leon Batista Alberti initie l'art critique, Giorgio Vasari - grand admirateur de Michel-Ange - et Andréa Del Sarto créent l'histoire de l'art.

PREMIERE PARTIE : les peintres

LES PREMICES DE LA RENAISSANCE

Cimabue
Crucifix de Santa Croce Vierge en Majesté La Maestà


Cimabue (vers 1240-1302), de son vrai nom Cennini di Pepo, peintre italien de la pré-Renaissance, est le premier à rompre avec les règles de la peinture d'inspiration byzantine. En contact avec d'autres artistes à Florence, il veut sortir la peinture des icônes et des mosaïques.

Giotto deviendra son élève.

On attribue à Cimabue la Maestà de l'église de la Trinité à Florence.

En 1272, Cimabue termine, dans l'église franciscaine de Santa Croce à Florence, le Crucifix qui le rend célèbre.

Très endommagé pendant les inondations de la ville de Florence en 1966, le Crucifix de Santa Croce a été seulement restauré en partie. Il est très proche de la croix d’Arezzo.

À l’extrémité des deux bras du Christ, la Vierge Marie et Jean le Baptiste.

Giotto
Giotto par Uccello (1482) Paolo Uccello ( 1397-1475) commence sa série des Pères de la perspective en représentant Giotto. Peinture à l'huile sur bois, musée du Louvre.

Giotto (1266/7-1337), de son vrai nom Ambrogiotto di Bondone, peintre de l’époque gothique, apporte une nouvelle manière de peindre, basée sur l’observation de la nature, le respect de la perspective et la précision des expressions.

Giotto est reconnu par ses comtemporains comme un grand peintre, admiré par Pétrarque et Bocace et cité par son ami Dante dans La Divine Comédie.

Bocace écrit dans une nouvelle du Décaméron, vers 1350 :

« Il possédait un génie si puissant, que la Nature, mère et créatrice de toutes choses, ne produit rien, sous les éternelles évolutions célestes, qu'il ne fût capable de reproduire avec le stylet, la plume ou le pinceau."

Dante Alighieri dans sa Divine comédie, écrit au onzième chant du Purgatoire : " O vaine gloire de la puissance humaine (...) Cimabue croyait tenir le champ de la peinture, maintenant c'est à Giotto qu'appartient la clameur, et la gloire de l'autre en est obscurcie ". Comme architecte et sculpteur, Giotto a laissé à Florence un monument d'une élégance et d'une harmonie incomparables, le campanile de la cathédrale. Seule la partie ornée de panneaux sculptés émergeait du sol lorsque l'artiste mourut trois ans plus tard.



Santa Croce Mort de saint François Les stigmates

Giotto décore à fresque deux chapelles de l'église Santa Croce : la Chapelle des Bardi et celle des Peruzzi. En 1318, les scènes de la vie de saint François prennent place dans la Chapelle Bardi. Les parois de cette chapelle sont recouvertes de chaux au XVIIIe siècle, époque où l'art médiéval est tenu pour barbare.

Dans La Mort de saint François, les gestes et les expressions sont dépouillés et l'impression dominante est la gravité.

Les peintures murales de la Chapelle Peruzzi aussi recouvertes de chaux sont en piètre état. Elles représentent les scènes de la vie de saint Jean l'Evangéliste.

 

crucifix

 

Au Palais du Bargello bâti en 1255 qui deviendra le palais du Podestat, dans la chapelle du premier étage, Dante apparaît au milieu des Élus au Paradis dans une fresque que l'on attribue à Giotto.

Dans la scène du paradis de la chapelle du Palais du Bargello, apparaît derrière le personnage agenouillé sur la droire, un portrait de Dante jeune avec un manteau et un chapeau marron.

Le corps du Crucifié ne présente plus l'incurvation pathétique d'inspiration byzantine que l'on a vue chez Cimabue. Giotto retrouve les proportions établies par l'achitecte romain Vitruve (Ier siècle) : les deux mains et les pieds sont inscrits dans un cercle dont le centre est constitué par le nombril.

PERSPECTIVE, VOLUME ET STRUCTURE, UNE REVOLUTION DANS LE DESSIN

Masaccio

 

Masaccio Masaccio ( 1397-1475) s'est représenté le regard tourné vers nous. À sa droite, Masolino, plus petit ; derrière lui, Leon Battista Alberti et Brunelleschi.

Tommaso di ser Giovanni di Mone Cassai dit Masaccio (1401-1428), malgré sa courte vie, est l'un des plus importants peintres du XVe siècle et l'initiateur de la peinture de la Renaissance.

Arrivé à un très jeune âge à Florence, il entre dans le cercle du peintre Masolino da Panicale, venant du même village. Ils travaillent ensemble dans la Chapelle des Brancacci.

Sa première grande réalisation est située à l'église Santa Maria del Carmine. Ses fresques se distinguent par le brio du clair-obscur et l'application des lois de la perspective découvertes par Brunelleschi.

L'exemple le plus célèbre de cette application est La Trinité de l'église Santa Maria Novella.

Chapelle Brancacci de l'église Santa Maria Del Carmine
Tribut saint Pierre

 

Le cycle des Scènes de la vie de saint Pierre a été commandé par Felice Brancacci vers 1424 à Masolino et Masaccio.

Dans le Paiement du tribut, Masaccio illustre les trois moments de l'épisode en un seul espace scénique.

Au centre le Christ entouré des Apôtres aux portes de la ville de Capharnaüm est arrêté par le gabelou qui lui demande de payer le tribut pour pouvoir entrer. Le Christ montre le lac (mer de Galilée) à saint Pierre qui est représenté à gauche sur la plage et à droite avec le gabelou.

La Résurrection du fils de Théophile et saint Pierre en chaire est la dernière scène peinte par Masaccio.

Les quatre badauds sont les portraits de Brunelleschi, Alberti, Masaccio et Masolino. Un fond d'architectures élégantes est relié au jardin par un mur d'enceinte.

Santa Maria Novella

 


Masaccio, La Trinité, 1428, fresque, 667 x 317 cm, Florence, Eglise Santa Maria Novella.

Le Christ soutenu par Dieu le Père est au centre d'une niche sombre avec un plafond voûté à caissons.

De chaque côté de la Croix, se trouvent les figures très évocatrices de la Vierge et de saint Jean l'Evangéliste, à leur tour flanqués du couple qui a commandé l'œuvre.

Dans la partie inférieure, un squelette git sur un autel peint.

La fresque est connue pour sa composition parfaite et le grand équilibre avec lequel les personnages, dotés d'un relief proche de la sculpture, sont insérés dans une stucture architecturale peinte.

Tout semble concourir à envisager une union entre les arts majeurs, peinture,sculpture et architecture, ce qui est un des principes-clés de la Renaissance florentine.

 



Le retable exécuté en collaboration avec Masolino pour l'église Sant'Ambrogio à Florence, représente sainte Anne, la Vierge et l'Enfant.

L'attribution des différentes parties du tableau est très débattue.

Le groupe de la Vierge à l'enfant et de l'Ange qui tient le rideau à droite est généralement assigné à Masaccio.

Sainte Anne serait l'oeuvre de Masolino.

Le groupe de la Vierge à l'Enfant assume une présence physique et morale prédominante par l'importance du bloc formé par les deux figures, éclairé par une lumière naturelle qui vient de la gauche.

Vierge

Vierge à L'enfant avec sainte Anne

pour Sant' Ambrogio, Musée des Offices
Trinité

Masaccio, Adam et Ève chassés du Paradis, 1425-1427, fresque, 208 × 88 cm, Église Santa Maria del Carmine, chapelle Brancacci, Florence

Masaccio compose une scène profondément humaine.

Les personnages sont représentés avec un souci remarquable de description des émotions et de personnalisation des traits.

Cette fresque est une des premières représentations de nus dans la peinture occidentale.

Adam et Ève ne semblent pas hostiles l'un à l'autre mais marchent ensemble, quoique solitaires dans leur douleur.

La fresque, censurée ensuite par ajout de branches d'oliviers cachant la nudité d'Adam et celle d'Ève, sera restaurée en 1990 et retrouvera son allure originelle.



LES PEINTRES DE LA LUMIERE ET DE LA COULEUR

Fra Angelico

Né en 1395, Guido di Pitro devient frère dominicain sous le nom de Giovanni peu après 1418.
Il s'installe à Florence quand Cosme l'Ancien charge Miccelozzo d'agrandir le couvent médiéval de San Marco afin d'en faire le siège des dominicains.
Fra Giovanni est appelé pour réaliser des fresques. La profonde religiosité qui empreint ses oeuvres lui valent le surnom d'"Angelico" et de "Béato".

Musée San Marco

En 1921, toutes ses peintures sur bois sont réunies pour être exposées dans une salle du couvent.
San Marco devient un musée entièrement consacré à ce peintre.
La peinture de Fra Angélico encourage à la méditation en se fondant sur des thèmes très intellectuels, peintures construites selon les dernières connaissances acquises en fait de perspective.

Jugement Retable de San Marco vie du Christ

Le panneau du Jugement Dernier représentait le couronnement du dossier d'un siège destiné à des chantres, d'où sa forme insolite.

Le groupe des Bienheureux qui dansent avec les Anges du Paradis est séparé de la foule tumultueuse des damnés de l'Enfer par l'insertion d'une rangée de tombes ouvertes.

Des détails du Jugement Dernier sur le site de L'enfer dans l'art.

Dans le retable de San Marco (1437-1440), Fra Angelico représente La Vierge en trône avec l'Enfant parmi des anges, saint Côme, saint Damien, saint Laurent, saint Jean l'Évangéliste, saint Marc, saint Dominique, saint François et saint Pierre martyr. Ce retable est une des réalisations les plus importantes de l'artiste. Il se caractérise par une conception de l'espace très novatrice où ressortent au premier plan, un tapis d'Anatolie au pied du trône, et en arrière-fond, un bouquet de cyprès, de cèdres et de palmiers.

Les panneaux qui composent la prédelle sont dispersés dans les musées de Munich, Dublin et Washington.

Les deux panneaux exposés de chaque côté du retable : La sépulture des saints Côme et Damien avec une remarquable représentation en perspective et La Guérison du diacre Justinien où apparaît la greffe d'un membre.

Deux prédelles du Retable de San Marco à Florence sur le site de Damien Jullemier.

La Vie du Christ est illustrée sur 35 petits panneaux qui formaient les volets de l'Armoire de l'Argenterie pour l'église de l'Annunziata ( musée de San Marco).

 

Annonciation Christ bafoué Noli me tangere

 

L'Annonciation, fresque située dans le couloir sud du couvent de San Marco, a été réalisée par Fra Angelico dans les dernières années de sa vie. La Vierge est peinte dans une élégante galerie ouverte sur un jardin et non une cellule. La lumière éclaire l'intérieur de la pièce.

La fresque de cette cellule, Le Christ bafoué, montre au premier plan la Vierge et saint Dominique. Ils méditent sur le Christ trônant derrière eux, les yeux bandés. Il tient en main le sceptre et le globe qui symbolisent des pouvoirs que les gardes lui offrent par raillerie.

Sur un fond vert irréel, le Christ est entouré d'autres symboles de la dérision utilisés dans l'iconographie médiévale : des mains qui le giflent et la tête d'un personnage qui crache sur lui.

Marie-Madeleine est agenouillée aux pieds du Christ devant le caveau ouvert taillé dans le rocher.

Une tension apparaît entre le geste des bras tendus de Marie-Madeleine vers les pieds du Christ et la position hésitante de celui-ci avec son pas croisé, le corps à demi tourné vers elle, en même temps qu’il lui demande de ne pas le toucher : «Noli me tangere ».

Domenico Ghirlandaio
Ghirlandaio

Domenico Ghirlandaio, miracle de l'enfant ressuscité, détail de l'autoportrait

Né en 1449 comme Laurent de Médicis, Domenico di Tommaso Bigordi, dit Ghirlandaio devient un artiste spécialisé dans la peinture des fresques où apparaissent des dizaines d'hommes cultivés et aisés de son temps.

Ghirlandaio est profondément marqué par l'art classique de Rome, et des édifices inspirés de l'Antiquité ressortent souvent dans ses peintures et fresques, agrémentés d'éléments décoratifs qui reprennent des reliefs classiques en marbre.

Les couleurs brillantes qui ressortent dans les retables réalisés pour les églises de la ville montrent qu'il doit beaucoup à la peinture flamande qu'il connaissait, surtout par l'imposant triptyque de Hugo Van Der Goes représentant l'Adoration des bergers, exécuté à la demande Tommaso Portinari.

Michel Ange entre dans son atelier en 1488 tandis qu'il finissait le cycle des fresques de Santa Maria Novella.

 

Santa Trinita
La vie de saint François Règle franciscaine Renoncement

 

La fresque de la chapelle Sassetti raconte la légende de François d'Assise, patron de Francesco Sassetti.

Elle commence à partir de la lunette du mur gauche, avec le Renoncement aux biens. Le jeune François nu, renonce publiquement à tous ses biens, face à l'évêque.

Le cadre de cette scène, est la ville d'Assise. L'œuvre a été critiquée parce que, dans la scène , le père de François n'exprime aucune colère devant la décision de son fils, alors que la même scène est décrite par Giotto à Santa Croce, de façon impressionante.

Elle continue horizontalement sur les deux autres lunettes avec L'Approbation de la règle. La scène se déroule dans une salle à plusieurs nefs, séparées par des piliers. En transportant la cérémonie de Rome à Florence, Ghirlandaio incorpore dans le champ de la scène le Palazzo Vecchio et la Loggia dei Lanzi. Laurent de Médicis est tourné vers le groupe qui émerge de l'escalier situé au premier plan.

Puis, L'Épreuve du feu devant le sultan.

Elle repart de la gauche au registre inférieur, avec la scène du Miracle des stigmates, pour se conclure à droite avec Les Funérailles de saint François.

La succession chronologique des scènes est interrompue au-dessus de l'autel par Le Miracle de l'enfant ressuscité, survenu après la mort du saint.

Le site "fresques" apporte le complément sur le XVe siècle florentin.

Santa Maria Novella
Novella Novella

 

Giovanni Tornabuoni, apparenté aux Médicis confie la décoration de la chapelle à Ghirlandaio qui est avant tout un fresquiste.

La décoration de la chapelle Tornabuoni est décrite en détail par Vasari:

"Cette chapelle est considéré comme très belle, grande et agréable par la vivacité des couleurs, par l'habileté et la perfection de leur traitement sur le mur, et par le peu de retouches à sec".

Le jugement de Vasari devient même très laudatif: "Et certainement Domenico mérite les plus grands éloges à tous égards, et surtout pour l'expression des visages, peints d'après nature, dans lesquels on pourra reconnaître les vivantes images de nombreuses personnes de qualité."

Le site "fresques" apporte le complément sur La chapelle Tornabuoni.

Musée San Marco
Cène

Ghirlandaio, La Cène, vers 1482, Musée de San Marco, Florence

Ghirlandaio compose cette fresque vers 1482, La Cène, avec l'intervention de Davide Ghirlandaio et Sebastiano Mainardi.


LES PEINTRES DE LA GRÂCE

Sandro Botticelli
Botticelli

Sandro Botticelli, Autoportrait, détail de L'Adoration des Rois Mages,

vers 1474, Galerie des Offices, Florence

Sandro di Mariano Filipepi dit Botticelli (1445-1510) entre vers 1460 dans l'atelier de Fra Filippo Lippi (1406-1469), moine et peintre le plus réputé de Florence, pour ses peintures de scènes religieuses.

Il fréquentait assidument la cour des Médicis et c'est dans ce milieu culturel qui préconisait un retour aux valeurs classiques qu'il réalisa ces tableaux.

Les années 1490 entraînent une crise politique et religieuse à Florence sous l'influence de Savonarole, prieur des Médicis, qui annonce la fin de monde au tournant du siècle, prêche l'ascèse et la pénitence et exhorte à la vertu, à la vie modeste et à l'humilité, sous peine du châtiment divin.

Cette crise affecte profondément Botticelli qui partage les interrogations et les convictions de Savonarole. À partir de 1498, son style semble évoluer vers des compositions plus engagées et plus rebelles aux pouvoirs des Médicis.

 

Galerie des Offices
Annonciation, 1481 Annonciation, 1489

 

La fresque de l'Annonciation de 1481 est une délicate scène d'intimité domestique où le lit de la Vierge, avec une couverture et des rideaux blancs, le petit jardin Renaissance et le carrelage du sol sont représentés dans une perspective parfaite.

Sur L’annonciation peinte à la fin de sa vie, une atmosphère de spiritualité unit la figure de la Vierge et celle de l'Ange.

La luminosité du paysage et la transparence du voile de la Vierge sont des détails d'un grand raffinement.

Gabriel tient un énorme lis dans la main gauche. Il lève la tête vers la Vierge en ouvrant la bouche pour la saluer, et sa main droite esquisse un geste de bénédiction.

Marie, très grande, svelte, entend l'annonciation et recule dans un même mouvement, à la fois gracieux et véhément, que soulignent les courbes amples du manteau bleu à galon doré et doublure vert foncé, et les plis ondoyants de la robe rouge.

Dans le lointain, un château nordique dresse ses tours pointues sur des escarpements rocheux, à gauche. Un pont démoli ou inachevé prolonge sur l'autre rive un rempart crénelé percé d'une porte monumentale.

 

LES MAITRES DE LA SECONDE RENAISSANCE

Léonard de Vinci
Vinci L’Adoration des mages, 1481, tableau inachevé de Léonard de Vinci, Galerie des Offices de Florence, 243 x 246 cm

Léonard de Vinci fait son apprentissage dans l'atelier d'Andréa Verrochio

Laurent de Médicis lui commande l'Adoration des Mages en 1481.

Ce tableau n'a jamais été fini, parce que Léonard de Vinci a offert ses services au Duc Ludovic Sforza de Milan .

Il a peint seulement la terre brune, le tableau est constitué de dix planches encollées à la verticale, renforcées par deux travées de bois.



DEUXIEME PARTIE : les sculpteurs

ARCHITECTURE ET SCULPTURE : LA MESURE DANS LA GRANDEUR

le Moyen Àge
beffroi
La tour de guêt du Palazzo Vecchio

Arnolfo di Cambio (1250-1302)grand maître du gothique est l'auteur du projet initial de Santa Maria del Fiore.

Vasari prétend qu'il fut en charge de la construction de Santa Croce. On lui attribue le Palazzo Vecchio et plus particulièrement le beffroi.

La tour de guet achevée en 1310 est un beffroi à triple rangée de créneaux carrés comportant un chemin de ronde en saillie.

Elle est excentrée du plan général du palais car construite sur les ruines de l'ancienne tour gibeline des Foraboschi.

L'éclosion de la Renaissance
sacrifice sacrifice

Le sacrifice d'Isaac panneaux réalisés par Ghiberti et Brunelleschi pour le concours de la seconde porte en bronze
du Baptistère de Florence

Ghiberti, pourtant inconnu, remporte en 1401, le concours de la seconde porte en bronze du Baptistère de Florence aux dépends de Brunelleschi et Jacopo Della Quercia.

On reconnaît la grande supériorité de l'oeuvre de Ghiberti, la perfection du nu et des draperies, l'élégant agencement de la composition.

Sculpteur florentin du Quattrocento (1378-1455), il est l'auteur des célèbres Portes du baptistère du Dôme de Florence dont Michel-Ange a dit qu'elles étaient dignes d'être les Portes du paradis.

Le passage calculé de la ronde-bosse au bas-relief et au modelé presque plat de la médaille, la fuite rigoureuse de l'architecture, la suggestion dans le bronze d'un paysage aérien rompent avec toutes les lois qui avaient jusqu'alors présidé à l'ordonnance du bas-relief.

Il va tenter de doter l'art de la sculpture de certaines ressources que l'on avait considérées jusqu'alors comme étant le lot exclusif de la peinture.

Dans la première porte, il a tenté de reproduire une grande variété de sentiments ; dans la seconde, il veut exprimer le bonheur, la jeunesse et la beauté.

ghiberti

Porte du Paradis du Baptistère de Florence réalisée par Lorenzo Ghiberti en 1452

Sur la porte du Baptistère qui regarde la façade du Dôme, Ghiberti représente les épisodes de l'Ancien Testament.

Ces bas-reliefs sont de véritables tableaux, dont certains réunissent près de cent figures, en des paysages délicats ou en de nobles architectures inspirées de l'Antiquité.

Ghiberti dit : « J'ai représenté tous les édifices, tels que dans leurs proportions ils paraissaient à la vue, et avec une telle vérité d'apparence, qu'en s'éloignant d'eux ils nous paraissent détachés sur le fond.

Ils ont très peu de relief, et, comme dans la nature, les figures plus rapprochées de la vue paraissent plus grandes que celles qui sont éloignées. »

 

À lire :

  • Encyclopédies du voyage, Gallimard, Florence, toutes les richesses d'une ville réunies dans un guide.
  • Damien Simonis, Florence, Lonely planet, Gallimard, Toute la ville en poche.
  • Térésa Fisher, Tim Jepson, Florence, Spiral Gallimard.
  • Alta Macadam, Où trouver, Itinéraire parmi les œuvres réalisées à Florence.

Le programme en 2007-2008 : Flandre-Italie, histoire d'amour ou mariage de raison ?



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