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Jeudi 19 mars 2009

Journée en Belgique à Walcourt et Namur,

 

le Trésor de l'orfèvre mosan Hugo d'Oignies

 

Walcourt

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Jubé, Saint-Materne, Walcourt

Walcourt sous la neige, photo de Jean-Pol Grandmont Basilique Saint-Materne, Walcourt, Jubé offert par Charles-Quint

 

10 h : Walcourt, la basilique Saint-Materne et le Trésor

Haut lieu de pèlerinage, cet important édifice est  d’architecture gothique et romane.Jusqu’en 1950, elle portait le titre de Collégiale pour être élevée au rang de basilique  par le pape Pie XII.

Au IIIe siècle, Saint-Materne, Evêque de Tongres évangélise la région ; une tradition ancienne raconte qu’il bâtit une église à l’emplacement d’un ancien temple païen à Walcourt.

 

Saint-Materne, Walcourt

Au Xe siècle, Wideric, seigneur de Walcourt, décide la construction d’une église primaire sur l’emplacement de l’ancien oratoire détruit au début du siècle par les Normands.
Elle est consacrée le 1er juin 1026 à Notre-Dame de Walcourt par Réginhard, Evêque de Liège.
À la suite d’un incendie, elle est progressivement reconstruite jusqu’au XVIe siècle.
La Basilique recèle de nombreux trésors : la statue Notre-Dame de Walcourt, le jubé offert par Charles Quint, les stalles, la sacristie et d
es pièces d’orfèvreries comme la grande croix reliquaire d’Hugo de Walcourt.

Jubé de Saint-Materne, Walcourt

12h30 : Déjeuner au restaurant Le Grill des tanneurs à Namur

14h15 : Le Trésor du Prieuré d'Oignies

Évangéliaire d’Oignies, détail du folio 11 r° : Frère Hugo, Hugo d’Oignies, vers 1230, Namur, Trésor d’Oignies

Le Trésor provient de l’ancien prieuré Saint-Nicolas fondé à la fin du XIIe siècle à Oignies. La part la plus importante est conservée chez les Sœurs de Notre-Dame à Namur qui, depuis 1818, veillent à sa conservation.

La particularité de ce Trésor constitué principalement de pièces d’orfèvrerie, réside dans le fait que la plupart des œuvres ont été réalisées dans le prieuré d’Oignies et en particulier, par le frère Hugo, originaire de Walcourt, dans les années 1230. Hugo, orfèvre, scribe et miniaturiste, a signé plusieurs de ces pièces dans lesquelles il s’est même représenté.
Son art transparaît dans les ciselures et les nielles (lignes creusées remplies d'une matière noire). Il devient fascinant dans ses célèbres filigranes aussi rigoureux que délicats et fantaisistes. La préciosité de son art est accentuée par un décor de pierreries.

Pour la reliure d'évangéliaire du prieuré, Hugo D'Oignies joue sur la polychromie des matières, réalise certaines parties de l'œuvre en argent doré et ajoute des pierreries de remploi pour une touche colorée.

 Évangéliaire d’Oignies

Le Musée d'art ancien à Namur

Le Musée des arts anciens du Namurois a trouvé refuge dans l'ancien hôtel de Gaiffier d'Hestroy. Il abrite des œuvres du plus haut intérêt pour la connaissance des arts du Moyen Àge et de la Renaissance de la région. Le  peintre namurois Henri Met de Bles appelé parfois "Civetta", actif dans le second tiers du XVIe siècle, donne au thème biblique prétexte à un paysage dont les éléments puisés dans la réalité sont traités de manière fantaisiste.

Bles, 'Paysage avec la parabole du bon samaritain'

Henri Bles, Paysage avec la parabole du bon samaritain, XVIe siècle,
Namur, Musée des Arts anciens du Namurois

 

Bles décompose son sujet en une succession de petites 'saynettes' réparties en plusieurs endroits de la composition. Le Paysage avec la Parabole du bon Samaritain, montre de gauche à droite le déroulement de la parabole.  D'abord le prêtre et le lévithe  sont passés devant l'homme blessé sans s'arrêter.
Ensuite le bon samaritain se penche vers le blessé. Enfin, le bon samaritain emmène l'homme vers le village.


16h45 Une promenade guidée dans les Vieux Quartiers de Namur


Namur, capitale de la Wallonie est la porte des Ardennes belges au confluent de la Sambre et de la Meuse.

Depuis 1388,le beffroi, tour entièrement circulaire est edifié en moëllons calcaires. Au XVIe siècle les créneaux sont supprimés au profit du clocher qui abrite une cloche d'heure.

La citadelle  se déploie sous ses murailles en réseau souterrain, véritable base militaire enterrée du XVIe au XXe siècle.

Namur

 

À cliquer :

Rédaction de la page et mise en ligne par Monique Vyers le 13 février 2009,

mise à jour par Sabine Wetterwald le 23 mars 2013

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