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Index de l'article
Deux jours à Reims : lumière gothique à la Cathédrale, Saint-Remi, Palais du Tau, Dürer, Corot
2 - La cathédrale Notre-Dame de Reims
3 - Le palais du Tau
4 - Le Musée Hôtel Le Vergeur
5 -La chapelle Foujita
Toutes les pages

Vendredi 12 et samedi 13 décembre 2008

Deux jours à Reims dans la lumière gothique

 

Vendredi 12 décembre10h00 :

La cathédrale Notre Dame de Reims, chef-d’œuvre de l’art gothique, est édifiée à partir de 1211.

Reims, Cathédrale Notre-Dame

Elle fut la cathédrale des sacres des rois de France en souvenir du baptême de Clovis par saint Rémi à la Noël 498.

Le Palais du Tau est le Palais archiépiscopal construit en 1690 par Mansart et Robert de Cotte. Il abrite aujourd’hui le musée de l’Œuvre de la cathédrale avec les tapisseries, les sculptures et les objets rappelant le sacre des rois de France.

Palais du Tau

15h00

Le Musée-Hôtel Le Vergeur est un très bel hôtel particulier des XIIIe et XVIe siècles. Mutilé en 1914 par les bombardements, l’édifice actuel est une heureuse reconstruction. Les parties anciennes conservées sont agrémentées d'une agréable façade intérieure de la Renaissance.

Entre 1962 et 1965, il s'enrichit de la remarquable donation des gravures originales sur bois d'Albrecht Dürer : L'Apocalypse et La Grande Passion.

Dürer,
Dürer,

 

Cathédrale de Reims,
Ange au sourire

16h30, installation à l’hôtel Ibis-Centre proche du Centre ville pour profiter de l’ambiance festive du marché de Noël ;


17h30, départ pour une visite-dégustation de Champagne dans les caves Larnaudie-Hirault à Trois-Puits dans la Montagne de Reims ;


20h00, dîner dans un restaurant de Reims.

Des bulles...

 


Samedi 13 décembre

9h00

La Chapelle Foujita  est conçue et entièrement décorée "à fresque" par le peintre Léonard Foujita en 1965 et 1966, après sa conversion au catholicisme et son baptême à Reims.

Chapelle Foujita
Reims, Basilique Saint-Rémi

10h00

La Basilique Saint-Remi garde les reliques de l'évêque de Reims saint Remi. C'est lui qui baptise Clovis, roi des Francs, en l'an 498.

- Onze travées de la nef avec tribunes et bas-côtés datent de l'époque romane ainsi que le long transept contourné de galeries au rez-de-chaussée et à l'étage. Une absidiole romane subsiste aussi de chaque côté du chevet.

- Le porche roman est démoli et la nef est prolongée de deux travées gothiques. Le nouveau chœur gothique plus profond avec un déambulatoire et cinq chapelles rayonnantes, remplace le chœur roman.

12h00, déjeuner dans un restaurant de Reims

Renoir,
14h00
Le Musée des beaux-arts de Reims installé dans l’ancien Palais abbatial de Saint-Denis, conserve treize portraits du XVIe siècle parmi les plus beaux dessins de Lucas Cranach l’Ancien et de son fils Lucas Cranach Le Jeune.
Des œuvres de l'École de Barbizon ornent un mur en accrochage serré, hommage aux accrochages « en chandelle » du XIXe siècle.
La collection est riche d'œuvres de Renoir, Monet, Gauguin, Boudin. 27 Corot dont 26 paysages couvrent sa carrière de peintre de 1825 à 1870 depuis son premier séjour à Rome jusqu’à l’approche de sa mort.

Reims, Musée des beaux-arts

Temps libre

18h 30 Départ pour Dunkerque

À cliquer :

Création de la page par Sabine Wetterwald le 3 décembre 2008 sur un texte initial de Monique et Chantal

dernier lien ajouté le 17 janvier 2009

 


 

Vendredi 12 décembre

2- La cathédrale Notre-Dame de Reims

 

L'architecture extérieure

façade de la cathédrale de Reims
l'ange au sourire
La cathédrale  est l'une des plus splendides conceptions du XIIIe siècle.
Centrés en bas de l'édifice, trois portails en ouvrent l'accès. Ils sont formés de voûtes profondes en arcs brisés, surmontées d'un fronton triangulaire ou gâble.


l'archange Gabriel le couronnement de la Vierge

Sur les gâbles sont sculptées les scènes principales.

Celui du portail central, est consacré au Couronnement de Marie.
Celui de gauche conte la Passion du Christ et celui de droite le Jugement dernier.

Le portail central est décoré d'un vitrail, c'est la petite rose des litanies de Marie. Au-dessus du portail la pièce maîtresse de la façade, grande rose consacrée à Notre-Dame, illumine la façade de ses multiples couleurs. Sur toute la largeur, la galerie des Rois se compose de soixante trois statues d'environ quatre mètres de haut, pesant de quatre à cinq tonnes chacune.

 

Les Vitraux de Marc Chagall

Chagall, les vitraux  Chagall, vitrail central
chagall vitrail de gauche Peintre français d'origine russe, Marc Chagall (1887-1985), à une époque où l'art semble si fermé au contenu et à l'esprit de la Bible, se nourrit du Livre Saint et lui consacre beaucoup de ses œuvres.
chagall vitrail de gauche
Chagall fenêtre de gauche chagall fenêtre de gauche En 1971, Marc Chagall accepte d'orner la chapelle. Il réalise des vitraux accompagné de deux maîtres verriers qui dirigent l'un des plus anciens ateliers français du Vitrail, Charles Marq et sa femme Brigitte.
vitrail de Chagall
vitrail Chagall fenêtre centrale Chagall, vitrail de droite

Pour lui, Charles Marq a remis en œuvre les techniques du Moyen Âge.

Fabriqué spécialement pour ses verreries, le bleu du fond de la composition est celui des vitraux du XIIIe siècle de Chartres.

La fenêtre centrale évoque les deux grandes figures de l'Ancien et du Nouveau Testament, Abraham et le Christ. Les principaux moments de la vie d'Abraham y sont assemblés, son alliance avec le Yahvé, sa filiation avec le Christ en Croix qui accomplit l'oeuvre du salut.

La fenêtre de droite présente les deux grands moments de la vie des rois de France dans la cathédrale des sacres. Ceux-ci, oints depuis le baptème de Clovis comme les rois de Judée, prolongent l'arbre de Jessé dans l'Ancien Testament.
À la suite de David et Salomon, ils doivent, tel saint Louis, accomplir leur mission de roi avec justice et sagesse.


En 1954, la Corporation des vins de Champagne commande au maître verrier Jacques Simon des verrières se rapportant au travail viticole et vinicole, dans la tradition des verrières de corporation du Moyen Âge.
Il tire parti du symbolisme du vin pour livrer une méditation sur l’Eucharistie.
L’ensemble comprend trois vitraux de dix mètres de hauteur.
Dans la fenêtre de gauche les vignerons s’activent dans la vigne sous le regard de saint Vincent, leur patron.
Au centre, ils entreprennent la vendange avant que ne commencent, à droite, les différentes phases de la vinification autour de Dom Pérignon et de saint Jean-Baptiste, patron des cavistes.

vitrailde la chapelle saint remi


Le revers de la façade occidentale

cathédrale, revers de la façade


Il est sculpté de végétaux et de cinquante-deux personnages (généalogie et Avent du Christ) et daterait approximativement de 1260.
Il constitue un véritable arc de triomphe à l'intention du roi sortant de la cathédrale à l'issue de la cérémonie de son sacre. De part et d'autre de la petite rose du tympan, il est surmonté par la galerie vitrée du triforium, puis par la grande rose occidentale.
Des épisodes de la vie de Marie occupent les niches à gauche du portail, alors qu'à droite des épisodes de la vie de Jean-Baptiste y sont incrites.
Melchisédech, grand prêtre et roi de Salem offrant le pain et le vin à Abraham qui revient de la guerre.
occupent la première niche - Préfiguration de l'Eucharistie, La communion du chevalier.


 

 

À cliquer :

Création de la page par Monique Vyers le 10 février 2009



3 - Le Palais du Tau

Le Palais archiépiscopal du Tau qui doit son nom à son plan en forme de T ou « tau » en grec, jouxte la cathédrale. Au cours des siècles, il est modifié et revêt aujourd'hui un aspect classique. Il abrite le musée de l'Œuvre de Notre-Dame où sont exposés le Trésor de la cathédrale ainsi qu'une partie de la statuaire originelle de la cathédrale.

Tapisserie relatant la vie de Clovis, destinée au duc de Bourgogne.
C'est à Reims, en 496, que Clovis, roi des Francs, choisit de recevoir le baptême des mains de l’évêque Rémi ; en mémoire de cet événement, Louis le Pieux vient s’y faire sacrer roi en 817, usage qui s’instaure alors définitivement.

Dans la grande salle des banquets, se sont déroulés les moments importants du sacre des rois de France : le lever et l’habillage du souverain avant la cérémonie, ou encore le banquet préparé pour plusieurs milliers de personnes, dont la ville de Reims supporte les lourds frais.
Le dernier sacre et le dernier banquet royal ont eu lieu à l’occasion du couronnement de Charles X en 1825.

tresor, tapisserie

Le  Trésor

Le Palais du Tau renferme d’importantes sculptures du XIIIe siècle provenant de la cathédrale et déposées au cours des campagnes de restauration du monument.
Il conserve également le Trésor, constitué d’objets insignes du sacre et de précieuses pièces offertes par les rois et les reines de France.

Les pièces les plus remarquables du Trésor royal sont le talisman de Charlemagne, daté du IXe siècle, et le calice de saint Remi, daté du XIIe siècle. Le reliquaire de la Sainte Ampoule renfermerait le chrême, cette huile d'origine céleste, dont était oint le nouveau roi lors de son sacre célébré en la cathédrale Notre-Dame.

le talisman de Charlemagne calice du sacre reliquaire

À gauche, le talisman que Charlemagne portait au cou lorsque son tombeau fut ouvert en 1166, est un pendentif qui contenait un morceau de la Vraie Croix.

Au centre le Calice du sacre ou Calice de saint Remi (XIIe siècle) en or, à pied incrusté d'émaux et de pierres précieuses.
À droite, le reliquaire de sainte Ursule, sous la forme d'une nef en coraline et argent agrémentée de figurines en or et argent émaillé, présenté par Henri III à l'occasion de son sacre en 1575.

À cliquer :

Création de la page et mise en ligne par Monique Vyers le 26 février 2009



4- Le musée-hôtel Le Vergeur

Hugues Krafft souhaite sauvegarder le beau plafond de bois sculpté du XVe siècle.
Après les bombardements de la guerre 1914-1918 et l’incendie général en 1918 il ne subsiste que quelques pans de murs.
En 1922, l’immeuble est classé Monument Historique. Hugues Krafft reconstruit l’ensemble des bâtiments actuels. Il installe au rez-de-chaussée les collections des Amis du Vieux Reims et réserve pour son habitation personnelle les étages supérieurs.
Dans le jardin Hugues Krafft fait ramener quantité de fragments d’architecture ancienne, qui constituent un véritable musée d’architecture rémoise du XIIe, VVIe, XVIIe, XVIIIe siècles.

l'hôtel Le Vergeur
le jardin de l'hôtel Le Vergeur
portail dans  l'hôtel Le Vergeur


RER

Albrecht Dürer est né en Nuremberg en 1471.
En 1498 paraît sa première série de gravures sur bois, L'Apocalypse. Vers 1500, il se tourne vers l'étude des plantes et des animaux mais aussi celle des proportions humaines. Durant toute sa vie, il n'a cessé de dessiner des gravures. Grâce à la virtuosité de ses dessins, il élève l'
œuvre gravée au rang de tableau.
En 1520 après un séjour aux Pays-Bas, il se consacre à la peinture. Pour l'art du portrait, Dürer définit de nouveaux critères. Dans son autoportrait en 1500, il se présente dans une frontalité totale, ce qui ne s'était encore jamais vu à l'époque.


l'apocalypse Durer
durer,autoportrait,1500
La fête du Rosaire de Albrecht Dürer

 

À Albert Dürer
Victor Hugo

Dans les vieilles forêts où la sève à grands flots
Court du fût noir de l'aulne au tronc blanc des bouleaux,
Bien des fois, n'est ce pas? à travers la clairière,
Pâle, effaré, n'osant regarder en arrière,
Tu t'es hâté, tremblant et d'un pas convulsif,
O mon maître Albert Durer, ô vieux peintre pensif!

On devine, devant tes tableaux qu'on vénère,
que dans les noirs taillis ton oeil visionnaire
Voyait distinctement, par l'ombre recouverts,
Le faune aux doigts palmés, le sylvain aux yeux verts,
Pan, qui revêt de fleurs l'antre où tu te recueilles,

Et l'antique dryade aux mains pleines de feuilles.

durer, vue du val d' Arco
Les aquarelles de Dürer, peu nombreuses, constituent une étape importante dans l'évolution de l'art en Europe. Jusqu'en 1496, il peint des aquarelles de paysage en lien étroit avec son voyage en Italie. Il peindra ensuite des aquarelles d'animaux et de plantes.
Ces aquarelles sont des instruments qui servent à découvrir une existence inexplorée qu'il traduit en images.

 

À cliquer :

Création de la page et mise en ligne par Monique Vyers le 27 février 2009,

actualisation le 1er mars

 


 

5- La Chapelle Foujita

groupe
chapelle foujita Reims

Tsuguharu Fujita ou Léonard Foujita (1886-1968), peintre japonais de l'école de Paris, a ressenti une illumination mystique à la basilique Saint-Remi de Reims, ce  qui l'a conduit au baptême. Il choisit René Lalou pour parrain et Françoise Taittinger pour marraine. 
En remerciement, il décide de construire  en 1965
avec René Lalou, directeur d'une Maison de Champagne, une chapelle, Notre-Dame-de la-Paix, dont il trace les plans, dessine les ferronneries, exécute les sculptures et décore l'intérieur. Il crée les cartons des vitraux qu'il confie pour l'exécution, au maître verrier Charles Marq.
Foujita choisit le style roman à la fois pour accentuer l'impression de recueillement et parce qu'il souhaite peindre une fresque qui satisfait son goût de la couleur
.

 

FOUJITA

J'emprunte le résumé de la biographie de Foujita à Sylvie Buisson, auteur de l’ouvrage Vie et œuvre de Foujita, Ed. ACR, Paris 1987. Elle est membre de l’Union Française des Experts, préparant la suite du catalogue de l’œuvre de Foujita.
Chargée des expositions au Musée du Montparnasse

 

 

 

À cliquer :

  • Si vous voulez voir les fresques et mieux connaître le peintre vous pouvez lire en ligne le livre de Sylvie et Dominique Buisson : Leonard-Tsuguharu Foujita.
Création de la page et mise en ligne par Monique Vyers le 28 février 2009,

actualisation le 3 mars

 

Commentaires (1)add comment

Jean-Christophe Vanbalberghe said:

...
La croix de Lorraine à la basilique Saint Rémi de Reims

La visite de la basilique Saint Rémi fut l’un des grands moments de notre voyage à Reims. À l’entrée de la basilique, par le transept sud, à gauche nous avons pu voir un bas-relief qui montrait l’empereur Constantin tenant une croix de Lorraine. Plusieurs de notre groupe se sont, à voix haute, demandé pourquoi.

Pour répondre à cette question du groupe, il faut donc réfléchir à ce qu’est (1) la croix simple dite croix latine puis (2) la croix de Lorraine puis (3) interpréter ce symbole.

1. La croix latine
C’est l’instrument de torture romain. Les Romains faisaient un usage massif de la crucifixion. Ce qui arriva à Jésus fut à la fois tragique et en un sens banal. Cet instrument de torture à mort est composé de 2 pièces de bois. C’est donc une figure graphique très simple

1.1. Une pièce verticale
Elle se nomme en latin stipes. (en français poteau ou gibet). Cette pièce demeure normalement enfoncée dans le sol en permanence. Car on crucifie souvent — à mon avis tous les jours.

1.2. Une pièce horizontale
Elle se nomme en latin patibulum. C’est ce patibulum que porta Simon de Cyrène réquisitionné selon Matthieu, Marc et Luc.
Le Jésus de St Jean, le quatrième évangéliste porte sa croix lui-même. Ceux qui connaissent un peu l’anthropologie de René Girard reconnaîtront en Jésus la victime solitaire affrontée à la foule.

2. La croix de Lorrraine
La croix de Lorraine est une surcharge graphique de la croix latine. Elle introduit un 3ème trait plus court au dessus du trait symbolisant le patibulum.

3. Interprétation
Ce 3ème trait est la traduction graphique du thème littéraire de l’écriteau cloué au dessus du condamné.
Cet écriteau occupe dans les quatre évangiles une place surprenante par son importance J’ai compté 8 versets tous évangiles confondus.
L’écriteau est signalé par un verset de Matt.27v37 un de Marc15v26 et un de Luc 23v38 et chacun de ces versets signale l’existence de l’écriteau et son texte.

Jean19v19 à 22 ajoute des détails :
3.1. La langue
L’écriteau selon St Jean est trilingue. La signification théologique du trilinguisme est évidente : la mort de Jésus au-delà de sa nation concerne l’humanité entière. Jean est le plus théologien des quatre évangélistes.
3.2. La controverse
Pilate a pris la responsabilité de la mort de Jésus. Et c’est lui qui fait écrite que sa victime est roi des juifs et qui maintient sa position face aux grands prêtres. Là aussi l’évangéliste la rapporte pour des raisons théologiques.

4. Conclusion
L’origine de cette croix est bien le symbolisme chrétien. Ce symbole fut si bien adopté par la maison de Lorraine qu’il lui prit son nom de Lorraine et que ce nom qui lui est resté jusqu'à ce jour. Il fut enfin immensément popularisé par la France libre, entité laïque, qui l’adopta à cause de la Lorraine et pas à cause de la croix. La lorraine était ainsi revendiquée comme province française. Aujourd’hui la croix de Lorraine nous fait penser automatiquement à la France libre, d’où la surprise de convivialité en Flandre en la voyant à Reims entre les mains de Constantin. Pour retrouver son symbolisme d’origine, il fallait une petite explication.
Post?e samedi 17 janvier 2009

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