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Index de l'article
Deux jours à Reims : lumière gothique à la Cathédrale, Saint-Remi, Palais du Tau, Dürer, Corot
2 - La cathédrale Notre-Dame de Reims
3 - Le palais du Tau
4 - Le Musée Hôtel Le Vergeur
5 -La chapelle Foujita
Toutes les pages

 

5- La Chapelle Foujita

groupe
chapelle foujita Reims

Tsuguharu Fujita ou Léonard Foujita (1886-1968), peintre japonais de l'école de Paris, a ressenti une illumination mystique à la basilique Saint-Remi de Reims, ce  qui l'a conduit au baptême. Il choisit René Lalou pour parrain et Françoise Taittinger pour marraine. 
En remerciement, il décide de construire  en 1965
avec René Lalou, directeur d'une Maison de Champagne, une chapelle, Notre-Dame-de la-Paix, dont il trace les plans, dessine les ferronneries, exécute les sculptures et décore l'intérieur. Il crée les cartons des vitraux qu'il confie pour l'exécution, au maître verrier Charles Marq.
Foujita choisit le style roman à la fois pour accentuer l'impression de recueillement et parce qu'il souhaite peindre une fresque qui satisfait son goût de la couleur
.

 

FOUJITA

J'emprunte le résumé de la biographie de Foujita à Sylvie Buisson, auteur de l’ouvrage Vie et œuvre de Foujita, Ed. ACR, Paris 1987. Elle est membre de l’Union Française des Experts, préparant la suite du catalogue de l’œuvre de Foujita.
Chargée des expositions au Musée du Montparnasse

 

 

 

À cliquer :

  • Si vous voulez voir les fresques et mieux connaître le peintre vous pouvez lire en ligne le livre de Sylvie et Dominique Buisson : Leonard-Tsuguharu Foujita.
Création de la page et mise en ligne par Monique Vyers le 28 février 2009,

actualisation le 3 mars

 

Commentaires (1)add comment

Jean-Christophe Vanbalberghe said:

...
La croix de Lorraine à la basilique Saint Rémi de Reims

La visite de la basilique Saint Rémi fut l’un des grands moments de notre voyage à Reims. À l’entrée de la basilique, par le transept sud, à gauche nous avons pu voir un bas-relief qui montrait l’empereur Constantin tenant une croix de Lorraine. Plusieurs de notre groupe se sont, à voix haute, demandé pourquoi.

Pour répondre à cette question du groupe, il faut donc réfléchir à ce qu’est (1) la croix simple dite croix latine puis (2) la croix de Lorraine puis (3) interpréter ce symbole.

1. La croix latine
C’est l’instrument de torture romain. Les Romains faisaient un usage massif de la crucifixion. Ce qui arriva à Jésus fut à la fois tragique et en un sens banal. Cet instrument de torture à mort est composé de 2 pièces de bois. C’est donc une figure graphique très simple

1.1. Une pièce verticale
Elle se nomme en latin stipes. (en français poteau ou gibet). Cette pièce demeure normalement enfoncée dans le sol en permanence. Car on crucifie souvent — à mon avis tous les jours.

1.2. Une pièce horizontale
Elle se nomme en latin patibulum. C’est ce patibulum que porta Simon de Cyrène réquisitionné selon Matthieu, Marc et Luc.
Le Jésus de St Jean, le quatrième évangéliste porte sa croix lui-même. Ceux qui connaissent un peu l’anthropologie de René Girard reconnaîtront en Jésus la victime solitaire affrontée à la foule.

2. La croix de Lorrraine
La croix de Lorraine est une surcharge graphique de la croix latine. Elle introduit un 3ème trait plus court au dessus du trait symbolisant le patibulum.

3. Interprétation
Ce 3ème trait est la traduction graphique du thème littéraire de l’écriteau cloué au dessus du condamné.
Cet écriteau occupe dans les quatre évangiles une place surprenante par son importance J’ai compté 8 versets tous évangiles confondus.
L’écriteau est signalé par un verset de Matt.27v37 un de Marc15v26 et un de Luc 23v38 et chacun de ces versets signale l’existence de l’écriteau et son texte.

Jean19v19 à 22 ajoute des détails :
3.1. La langue
L’écriteau selon St Jean est trilingue. La signification théologique du trilinguisme est évidente : la mort de Jésus au-delà de sa nation concerne l’humanité entière. Jean est le plus théologien des quatre évangélistes.
3.2. La controverse
Pilate a pris la responsabilité de la mort de Jésus. Et c’est lui qui fait écrite que sa victime est roi des juifs et qui maintient sa position face aux grands prêtres. Là aussi l’évangéliste la rapporte pour des raisons théologiques.

4. Conclusion
L’origine de cette croix est bien le symbolisme chrétien. Ce symbole fut si bien adopté par la maison de Lorraine qu’il lui prit son nom de Lorraine et que ce nom qui lui est resté jusqu'à ce jour. Il fut enfin immensément popularisé par la France libre, entité laïque, qui l’adopta à cause de la Lorraine et pas à cause de la croix. La lorraine était ainsi revendiquée comme province française. Aujourd’hui la croix de Lorraine nous fait penser automatiquement à la France libre, d’où la surprise de convivialité en Flandre en la voyant à Reims entre les mains de Constantin. Pour retrouver son symbolisme d’origine, il fallait une petite explication.
Post?e samedi 17 janvier 2009

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