Sortie à Mons et Boussu sur les pas de Jacques Du Brœucq (1505-1584) Imprimer Envoyer
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Sortie à Mons et Boussu sur les pas de Jacques Du Brœucq (1505-1584)
17 photos de la ville de Mons et de la Chapelle Saint-Georges
18 photos du Musée d'Arts décoratifs François Duesberg
15 photos de l'oeuvre du sculpteur Jacques Du Broeucq à la Collégiale Sainte-Waudru
9 photos prises à la Chapelle des Sires de Boussu près de Mons
6 photos prises autour des vestiges du Château de Boussu
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Vendredi 23 septembre 2005

Sortie à Mons et Boussu avec Jacques Du Brœucq (1505-1584), sculpteur, architecte, décorateur, ingénieur et urbaniste de la Renaissance

Un triple hommage rendu par la ville de Mons à cet artiste :

  • - à la collégiale Sainte-Waudru,
  • - à la chapelle Saint-Georges,
  • - à la chapelle funéraire du Château de Boussu.

 

Et une incursion dans les années 1775-1825 au Musée des Arts Décoratifs François Duesberg.

Les images de cette page sont prises par Sabine Wetterwald ( photo S.W.) et Christine Joseph (photo C.J.). Les légendes et textes sont de Monique Vyers. Si vous utilisez nos photos, merci d'indiquer le nom du photographe.

 

 


 

 

L'actuelle collégiale du XVè siècle

La base de la tour de la collégiale Sainte-Waudru est seule visible du côté occidental avec ses impressionnants contreforts. La tour qui devait atteindre 190 m, rêve fou des chanoinesses, reste à l'état de projet.

Les treize consoles du chevet

La composition du chevet est d'une réelle harmonie, inscrite dans un triangle ou en forme de pyramide, à partir d'une large base festonnée.

Pas de rosace mais de vastes baies à remplages de pierre
L'édifice est orné d'un nombre impressionnat de gargouillles
Comme sur chaque façade, l'ornementation est rare, strictement subordonnée à l'architecture.

Bénéfiques, maléfiques, protecteurs, les gargouilles témoignent de l'originalité et de l'imagination des artistes.

Le beffroi, unique beffroi de Belgique Sa charpente bulbeuse d'inspiration orientale

De style baroque, le beffroi est construit en moellons de grès et en pierre de taille. Sa hauteur est de 87 mètres. Il comporte trois étages au-dessus du soubassement.

Victor Hugo, dans une lettre à sa femme, décrivait le beffroi de la manière suivante : ''...figure-toi une énorme cafetière, flanquée au-dessous du ventre de quatre théières moins grosses. Ce serait laid si ce n'était grand. La grandeur sauve...''
La Grand'Place, panorama d'architecture civile du XVe au XXe
Symap notre guide !

Une promenade sous le soleil sur la place de l'Hôtel de Ville "déchiquetée dans tous les sens par le goût capricieux du quinzième siècle et par le génie extravagant du dix-huitième. ''
Victor Hugo

Un moment de plaisir partagé sur cette belle place.

 

Une des expositions Jacques Du Brœucq se tient dans la chapelle Saint-Georges.

Dans la salle Saint Georges : les oeuvres de Jacques de Broeuque

L'Hotel de ville dont la partie la plus ancienne date de 1458-1477

Construite en 1601, la chapelle Saint-Georges succède à la chapelle incluse dans l'hôtel de ville et dont les traces sont encore visibles.

L'architecte Mathieu de Layens -qui conçoit aussi l'Hôtel de Ville de Louvain que nous visitons en mars 2006- est sollicité par les échevins. Nous comprenons mieux la parenté entre les hôtels de ville de Louvain et de Mons.

La cloche banale ou Un balcon de fer prend la place de la Bretèche pour laquelle subsite le fleuron terminal

Le campanile de Tirou et Caffiaux(1716-1718) coiffe de sa masse disproportionnée l'ensemble médiéval.

Les fenêtres à arc en tiers points avec décor de feuillage frisé éclairent la façade.

Une porte des fortifications avec deux tours poivrières rapelle l'enceinte de la ville Un héraut

La serrure du portail de l'hôtel de ville synthétise les activités des échevins d'une ville fortifiée.

Un héraut -ou porte-parole- du collège échevinal fait la lecture à la "bretèque" ou "bretèche" d'un édit scabinal

Il faut caresser la tête de la main gauche pour s'assurer une année favorable

Le singe dit ''du grand Garde'' est-il le chef-d'œuvre d'un forgeron, une enseigne de taverne ou un pilori pour enfant ?

Besoin de solitude ?

Méditation dans ce beau cadre ?

La ville de Mons est propice à la méditation...

 

 

 

Ce 23 septembre 2005, monsieur Duesberg nous présente lui-même avec passion son Musée des Arts Décoratifs des années 1775-1825.

D'exceptionnels bronzes dorés, porcelaines, faïences, orfèvreries, gravures ou reliures y côtoient une collection de pendules à sujets exotiques (1795-1815) unique au monde.

Les images de cette page sont prises par Christine Joseph (photo C.J.) et Sabine Wetterwald (photo S.W.). Si vous utilisez nos photos, merci d'indiquer le nom du photographe. Les commentaires sont réalisés par Christine Joseph et Monique Vyers à l'aide du catalogue du musée de François Duesberg, disponible dans notre bibliothèque.

160 cadrans de montre à décors polychromes Le maître des lieux, Monsieur Duesberg plaide pour la reconnaissance de sa prestigieuse collection Les participants sont médusés par les propos de Monsieur Duesberg
Des scènes ou sujets des époques Directoire, Consulat et début Empire décorent ces cadrans de montre.
Ce musée d'Arts décoratifs naît en 1994 au départ de la donation de Monsieur et Madame Elie-François Duesberg à la ville de Mons.

L'ensemble de pendules à sujets exotiques (1795-1815) dites ''au Négre'' est unique au monde.

Dans l'ancienne " Salle des guichets " de la Banque Nationale de Belgique, le groupe écoute le commentaire truffé d'épithètes savoureuses de notre interlocuteur. Les propos acerbes dits sur un ton tantôt ironique, tantôt consterné provoquent diverses réactions.

 

Des porcelaines exceptionnelles témoignent de la virtuosité des artistes du Premier empire et de la Restauration dues-camays2.JPG Partie d'un service en porcelaine de marque

Porcelaines polychromes de Valenciennes, faïences de Bruxelles, somptueuses porcelaines de ''Saxe'', porcelaines chinoises, toutes ces pièces peuvent être admirées dans la première salle du musée.

L'association de Frédéric-Théodore Faber avec le porcelainierCharles-C hristophe Windisch permit à la fabrique d'Ixelles de rivaliser avec les meilleurs ateliers parisiens.

La manufacture Darte Frères comptait les plus talentueux porcelainiers parisiens du début du XIXème.

Les fougueux chasseurs amérindiens ont les yeux de verre
Grande pendule du début Empire réalisée à Paris par les bronziers Jean-André Reiche fondeur et Claude Galle, ciseleur-doreur L'Indienne d'Amérique couronnée, parée de plumes dompte un alligator aux yeux en émail
Parmi les pendules décoratives dites de cheminée les plus appréciées sont celles dites au nègre.

 

Cette grande pendule dite aux tours de la Bastille, symboliserait la libération des contraintes imposées aux petits métiers. Ancienne collection de Cambacérès, duc de Parme, archichancelier de l'Empire.

Le fondeur-ciseleur parisien Jean-Simon Deverberie (1764-1824) créa les plus beaux modèles de pendules dont les bronzes à patine foncée contrastent harmonieusement avec ceux dorés ''d'or moulu''au feu et au mercure.

 

La pendule Cette rarissime et importante pendule évoque le roman Pendule à automate dite

Monumentale et sculpturale pendule commandée en 1802 par Bonaparte pour être offerte à l'écrivain Bernardin de Saint-Pierre, dont il admirait particulièrement le roman Paul et Virgine.

Le père Aubry s'adresse à la jeune chrétienne Atala assise sur les genoux de l'indien Chactas. En 1817, Chateaubriand fit cadeau de cette pendule en bronze doré et patiné à Madame Récamier, sa plus fidèle amie.

La tête souriante aux yeux de verre est mobile et oscille d'avant en arrière.
Le ventre hydropiquedu sympathique nègre abrite le mouvement à sonnerie.

 

La collection de pendules se complète de la collection de livres rares
Pendule en bronze dorée baptisée
Dromadaire en argent au poinçons de Vienne une marque de contrôle internationalement reconnue

A l'approche du XVIIIème siècle, l'engouement pour l'exotisme fut particulièrement mis à la mode par la littérature : Robinson Crusoë de Daniel de Foë en 1719, Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre en 1788, Atala de Chateaubriand en 1801, Les Incas de Marmontel en 1777.

Le projet de cette pendule Char de Télémaque a été déposé en 1807 par le fondeur-dessinateur Jean-André Reiche à Paris.

Un fabuleux bestiaire caractérise la collection de Madame Duesberg, amie inconditionnelle de la nature animale et florale.

Service à épices à dos d'éléphant du château de  Seneffe
Monumental et somptueux samovar en porcelaine de Paris réalisé à la fin du règne de Louis XVI dans le style néo-classique
Voltaire fonde en 1770 à Ferney une manufacture de montres qu'il dirigea jusqu'au terme de sa vie en 1778

Bestiaire de la  collection de Madame Duesberg

Sur chaque face de cette fontaine à thé une scène en grisaille reproduit une gravure inspirée des Métamorphoses d'Ovide : Les Nymphes découvrant à Diane la grossesse de Callisto et un Combat entre les Centaures et les Lapithes.

 

Obsédé par la fuite du temps,Voltaire excelle dans l'art de "remettre les pendules à l'heure".


 

 

Le 23 septembre 2005, la collégiale Sainte-Waudru de Mons avec Jacques Du Brœucq, sculpteur, architecte, décorateur, ingénieur et urbaniste de la Renaissance (1505-1584)

Les images de cette page sont prises par Sabine Wetterwald. Si vous utilisez nos photos, merci d'indiquer le nom du photographe ou de mettre un lien vers notre site. Les commentaires sont de Monique Vyers et Sabine Wetterwald.

 

En 1534, Jacques Du Brœucq réalise un jubé pour la Collègiale. En voici une reconstitution grandeur natureLa collégiale Sainte-Waudru accueille l'un des trois hommages rendus par la ville de Mons à l'artiste.Revenant d'Italie, Jacques Du Brœucq est imprégné de l'art renaissant, de la redécouverte de l'esthétique et des idées de l'Antiquité.

L’ensemble de la décoration du jubé s’inscrit dans l’esprit humaniste et renaissant. Cette représentation des vertus constituait un phénomène assez nouveau dans l’art du Nord.

 

L’albâtre, en plus des tons chaleureux qu'il apporte aux personnages sculptés de sa main, permet à Jacques du Brœucq une plus grande facilité à créer le mouvement.

Cela se vérifie dans les sept rondes-bosses qui décoraient initialement le jubé, à savoir trois vertus théologales, La Foi, L’Espérance, La Charité et quatre vertus cardinales, La Tempérance, La Justice, La Prudence et La Force.
Habituellement ce type de sculptures est davantage statique, l’artiste essayant de rendre la solennité et le naturel imposant qui appartiennent nécessairement à ces vertus. Dubroeucq réussit à les adoucir, les humaniser et leur communiquer un sentiment de vie.

 

La Charité accueille les enfants

 

Charité est la francisation du latin caritas -atis, signifiant d'abord cherté, puis amour. C'est la traduction du mot grec agapê dans le Nouveau Testament.

Dans les œuvres d'art du Moyen Âge et de la Renaissance, les vertus sont généralement représentées sous les traits de femmes.

 

Leurs attributs respectifs peuvent être :

- pour La Foi, un livre contenant la doctrine chrétienne, un ostensoir contenant l'hostie consacrée ;

- pour L'Espérance, une ancre évoquant la fermeté dans la tempête, même invisible ;

- pour La Charité, les bras ouverts, des enfants accueillis ou nourris.

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Le bras de L’Espérance est gracieusement levé et tendu.
Il contraste avec la lourdeur de l’ancre posée à ses pieds qui entrave sa marche en avant.
La

La Foi tient dans la main droite l'Eucharistie, symbolisée par un calice surmonté d'une hostie.
Elle protège ainsi le sacrement de l'Eucharistie des agressions de l'Infidélité, figurée ici sous les traits d'un chien qu'elle piétine.

 

Le mors de la Les drapés sont traités de façon fluide

Du Brœucq anime cette ronde-bosse d'un contrapposto pour faire vibrer le marbre de la Tempérance.

En usage dès l'Antiquité, la position en contrapposto fut de règle dans toute la statuaire classique, de tendance idéaliste ou réaliste ; cette posture permet d'éviter le statisme de l'œuvre et contribue à faire vivre le personnage sculpté en donnant une impression d'équilibre dans le mouvement.

Drapés de la
Les traits impassibles et nobles du visage de la

La Force est représentée en déesse antique, portant un vêtement et des sandales classiques, avec comme attribut une colonne brisée.

Avec La Force Jacques Du Brœucq montre sa maîtrise des drapés et des ornements de l'Antiquité

Le christ bénissant

Le Christ porte un globe terrestre et fait un geste de bénédiction.

 

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Saint Barthélémy. Le guide nous explique que le sujet de cette sculpture a été imposé à l'artiste alors âgé, comme gage de son abjuration du protestantisme en souvenir du 24 août 1572, jour du massacre

de la Saint-Barthélemy, jour noir entre catholiques et protestants.  Nous restons prudents et prenons ce propos avec circonspection. Il est probablement du ressort de la légende.

'La Résurrection', Du Brœucq, 1547

 

Plus de vingt ans séparent l'exécution des sculptures et reliefs du jubé de celle de la ronde-bosse de Saint Barthélemy en 1572. Nous constatons l'évolution de l'art de Du Brœucq vers une esthétique "pré-baroque".

 

La Résurrection, 1547, est la seule œuvre montoise de Jacques Du Brœucq à être signée. Elle n'était initialement visible que par les dames du chapitre et autres rares personnes admises dans le chœur. Actuellement dans le bras nord du transept, c'est le plus grand relief conservé dans les anciens Pays-Bas. Le mouvement du Christ sortant du tombeau, et prenant appui, de façon très physique et humaine, pour s’élancer vers le ciel, est rendu visuellement encore plus miraculeux, par le fait que Jésus sort réellement du relief.

 

Les soldats sont terrorisés

Du Broeucq a joué avec la caractéristique principale de l'albâtre, qui apporte de la luminosité et de la transparence à ses oeuvres.

La
Plusieurs reliefs ont été réunis en un retable factice .
Ils sont certes dus à Du Brœucq, mais ne proviennent pas tous de la décoration du jubé.

 

 

La

 

 

 

Des animaux du monde entier célèbrent La Création, du lapin au porc-épic, du dromadaire au singe, que Du Brœucq a sculpté sans les avoir jamais vus. L'artiste utilise le format antique du tondo, remis à l'honneur au siècle précédent par les artistes-phares de la Renaissance italienne comme Vinci ou Michel-Ange.

Cette disposition concentrique lui permet d'organisation l'espace avec originalité pour donner une place prépondérante à l'Homme, nous rappellant en cela comme Du Broeucq s'inscrit dans le mouvement renaissant qui gagne la Flandre.

 

 

 


Nombreuses pierres tumulaires - épitaphes et mémoriaux

 

 

 

 

Notre attention est attirée par un relief plus ancien creusé dans le mur, dont l'auteur est Guillaume le Cat. C'est un taulet représentant Lancelot de Bertaimont, mort en 1418. Ce dernier, présenté par sainte Catherine, est figuré en armure, agenouillé et mains jointes, devant une Vierge à l'Enfant.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

La chapelle funéraire des Sires de Boussu

Les images de cette page sont prises par Sabine Wetterwald (photo S.W.) et Christine Joseph (photo C.J.). Si vous utilisez nos photos, merci d'indiquer le nom du photographe.


Les commentaires sont réalisés par Monique Vyers à l'aide du guide du visiteur.

 

Le mausolée représente Jean et Anne agenouillés en prière

Jean V de Hennin-Liétard et Anne de Bourgogne sont tournés vers un Christ en croix sous une voûte armoriée.

Les rondes-bosses des époux sont de Luc Petit de Valenciennes, l'un des élèves de Du Brœucq.

Jean de Hennin-Lietard accompagne Charles-Quint sur les champs de bataille à Pavie, à Rome. Il est présent quand Charles-Quint reçoit le couronne impériale du pape Clément VII.

Il fait appel à Jacques du Brœucq pour faire construire un grand château comme les palais qu'il a vus en Italie.

 

Charles et maximilien 1er sont mes fils de Jean V de Hénnin- Liétard, conte de bossu et d'Anne de Bourgogne

 

Les rondes-bosses représentant les deux garçons, Charles et Maximilien 1er, près de leur père, sont probablement réalisés par l'atelier de Du Brœucq : les traits du visage sont plutôt grossiers.

 

Eléonore est leur fille

 

Nous admirons par contre la légèreté et l'élégance de la petite fille, Eléonore, près de sa mère, probablement la seule de la main de Du Brœucq pour ce mausolée.

 

Le dernier comte de ce 16e siècle est Pierre II de Hennin-Liétard. Il est nommé général d'artillerie en 1591, mais décède en 1598 à moins de trente ans, sans postérité.

 

Mausolée de Maximilien 1er  et de Pierre II de Hénnin-Liétard, contes de Bossu

Les priants sont agenouillés l'un derrière l'autre, de part et d'autre de la Vierge, s
ymétrie caractéristique de l'époque gothique.

 

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Mausolée de Maximilien II et  d'alexandrine de Gavre représentés agenouillés au pied d'une Vierge à l'Enfant

 

Les dalles constituant le soubassement actuel du mausolée sont les restes d'un mausolée plus ancien qui se trouvait au milieu de la chapelle. Celui-ci a été dévasté par les Huguenots durant les troubles religieux sous le règne de Philippe II vers 1566-1573.

 

 

L'homme à moulons

 

L'homme à moulons est daté du premier quart du XVIe siècle. Ce transi en pierre blanche d'Avesnes peinte en noir, représente un cadavre en état de putréfaction. La mort nous est montrée telle qu'elle est perçue au Moyen-Age : l'homme apparaît torturé, appréhendant la mort, envahi par la peur de l'enfer.

Un sujet sur les transis a été ouvert le 20 septembre 2006 sur notre forum.

Fragment du monument funéraire de Jean de Hénnin-Liétard

 

Le Gisant de Jean de Hennin-Liétard, comte de Boussu, est en albâtre.


Il ressemble beaucoup au gisant du Mausolée d'Eustache de Croÿ sculpté par Du Broeucq que nous avons pu admirer le 19 janvier 2006 lors de notre visite sur le thème de la statuaire funéraire à Saint-Omer. Vous pouvez comparer les deux gisants en ouvrant dans une nouvelle fenêtre le Mausolée d'Eustache de Croÿ de la cathédrale de Saint-Omer.

Jacques Du Brœucq a sculpté celui de Boussu entre 1551 et 1562. Contrairement au transi dit L'homme à moulons, il est de plein pied dans la Renaissance : l'homme est apaisé et a repris le dessus. Il est remis au centre de la création.

 

Terre cuite de l'Empereur Charles-Quint trouvé en fouilles

 

Le sculpteur est contemporain de Pieter Bruegel l'Ancien qui peint au même moment - en 1558 - Les proverbes. Bruegel partage le point de vue humaniste de Du Brœucq et montre un homme qui comprend son environnement et peut agir sur le monde.
Pour en savoir plus sur Bruegel vous pouvez consulter la page de la conférence de Sophie Raux de décembre 2005 ou la fiche n°2 d'Histoire de l'Art,  La pie sur le gibet. À l'origine - avec François Ier son pendant - la statue de Charles Quint flanquait la porte d'entrée du Château du Boussu.

Elle a récemment été restaurée et reconstituée à partir d'une kyrielle de tessons brisés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Les vestiges du Château de Boussu


Les commentaires sur le Château de Boussu sont de Colette et Jean-Christophe Vanbalberghe.

Le château de Bossu fût l'une des oeuvres de l'architecte Jacques Du Broeucq comme les châteaux de Binche et de Mariemont
Il fut achevé en 1539 pour le compte de Marie de Hongrie, la sœur de Charles-Quint. Il comprenait quatre ailes en carré de près de 100 mètres de côté avec une surface de 1800 m2 au sol et des tours d'appui aux quatre angles.
En 1549 Marie de Hongrie y donna une fête en l'honneur de son frère qui était également empereur des Indes
La mémoire a conservé le souvenir de cette fête sous le nom de carnaval à plumes, à la manière des Incas.  Faut-il y voir l'origine du costume des Gilles de Binche et de quelques autres coutumes locales ?
Les troupes du Roi de france Henri II incendièrent le châteaux en 1554. Les restes fûrent incendiés à nouveau en 1702 puis en 1814
Le comte de Caraman hérita alors du château et entreprit de le rénover.
Ces ruines sont classées patrimoine exceptionnel de la région Wallonne
Pour cela il poursuivit les destructions et poussa dans les anciennes douves les déblais de ce qu'il voulait remplacer par du neuf et reconstruisit à la place des éléments néo-gothiques selon le goût de l'époque.
Nous avons pu voir sur le lieu de l'ancienne entrée dans le château, un logis en cours de restauration, plus épargné que le reste par le malheur des guerres
Pendant la deuxième guerre mondiale, les Allemands utilisèrent une partie du château comme dépôt de munitions et en 1944, des résistants firent exploser ce dépôt ce qui détruisit la partie néo-gothique.

Nous avons aussi pu voir la forme de ce qui reste des douves. La fouille destinée à retrouver des fondations commencera dès que les crédits le permettront.

Un public de rêve pour notre guide !
La journée se termine dans la douceur du climat et dans le plaisir de ce moment passé ensemble.
Commentaires (1)add comment

roger NOEL said:

...
Bonjour,

Permettez-moi de vous signaler une confusion dans votre commentaire. Le château de Boussu ne fut pas construit pour Marie de Hongrie mais pour Jean V de Hennin-Liétard, premier écuyer de Charles Quint. Ce sont les châteaux de Binche et Mariemont qui furent les commandes de Marie de Hongrie à Dubbroeucq.
Avec les compliments de Roger NOEL
Post?e lundi 05 novembre 2012

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