Sortie à Mons et Boussu sur les pas de Jacques Du Brœucq (1505-1584) - 18 photos du Musée d'Arts décoratifs François Duesberg Imprimer Envoyer
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Sortie à Mons et Boussu sur les pas de Jacques Du Brœucq (1505-1584)
17 photos de la ville de Mons et de la Chapelle Saint-Georges
18 photos du Musée d'Arts décoratifs François Duesberg
15 photos de l'oeuvre du sculpteur Jacques Du Broeucq à la Collégiale Sainte-Waudru
9 photos prises à la Chapelle des Sires de Boussu près de Mons
6 photos prises autour des vestiges du Château de Boussu
Toutes les pages

 

 

 

Ce 23 septembre 2005, monsieur Duesberg nous présente lui-même avec passion son Musée des Arts Décoratifs des années 1775-1825.

D'exceptionnels bronzes dorés, porcelaines, faïences, orfèvreries, gravures ou reliures y côtoient une collection de pendules à sujets exotiques (1795-1815) unique au monde.

Les images de cette page sont prises par Christine Joseph (photo C.J.) et Sabine Wetterwald (photo S.W.). Si vous utilisez nos photos, merci d'indiquer le nom du photographe. Les commentaires sont réalisés par Christine Joseph et Monique Vyers à l'aide du catalogue du musée de François Duesberg, disponible dans notre bibliothèque.

160 cadrans de montre à décors polychromes Le maître des lieux, Monsieur Duesberg plaide pour la reconnaissance de sa prestigieuse collection Les participants sont médusés par les propos de Monsieur Duesberg
Des scènes ou sujets des époques Directoire, Consulat et début Empire décorent ces cadrans de montre.
Ce musée d'Arts décoratifs naît en 1994 au départ de la donation de Monsieur et Madame Elie-François Duesberg à la ville de Mons.

L'ensemble de pendules à sujets exotiques (1795-1815) dites ''au Négre'' est unique au monde.

Dans l'ancienne " Salle des guichets " de la Banque Nationale de Belgique, le groupe écoute le commentaire truffé d'épithètes savoureuses de notre interlocuteur. Les propos acerbes dits sur un ton tantôt ironique, tantôt consterné provoquent diverses réactions.

 

Des porcelaines exceptionnelles témoignent de la virtuosité des artistes du Premier empire et de la Restauration dues-camays2.JPG Partie d'un service en porcelaine de marque

Porcelaines polychromes de Valenciennes, faïences de Bruxelles, somptueuses porcelaines de ''Saxe'', porcelaines chinoises, toutes ces pièces peuvent être admirées dans la première salle du musée.

L'association de Frédéric-Théodore Faber avec le porcelainierCharles-C hristophe Windisch permit à la fabrique d'Ixelles de rivaliser avec les meilleurs ateliers parisiens.

La manufacture Darte Frères comptait les plus talentueux porcelainiers parisiens du début du XIXème.

Les fougueux chasseurs amérindiens ont les yeux de verre
Grande pendule du début Empire réalisée à Paris par les bronziers Jean-André Reiche fondeur et Claude Galle, ciseleur-doreur L'Indienne d'Amérique couronnée, parée de plumes dompte un alligator aux yeux en émail
Parmi les pendules décoratives dites de cheminée les plus appréciées sont celles dites au nègre.

 

Cette grande pendule dite aux tours de la Bastille, symboliserait la libération des contraintes imposées aux petits métiers. Ancienne collection de Cambacérès, duc de Parme, archichancelier de l'Empire.

Le fondeur-ciseleur parisien Jean-Simon Deverberie (1764-1824) créa les plus beaux modèles de pendules dont les bronzes à patine foncée contrastent harmonieusement avec ceux dorés ''d'or moulu''au feu et au mercure.

 

La pendule Cette rarissime et importante pendule évoque le roman Pendule à automate dite

Monumentale et sculpturale pendule commandée en 1802 par Bonaparte pour être offerte à l'écrivain Bernardin de Saint-Pierre, dont il admirait particulièrement le roman Paul et Virgine.

Le père Aubry s'adresse à la jeune chrétienne Atala assise sur les genoux de l'indien Chactas. En 1817, Chateaubriand fit cadeau de cette pendule en bronze doré et patiné à Madame Récamier, sa plus fidèle amie.

La tête souriante aux yeux de verre est mobile et oscille d'avant en arrière.
Le ventre hydropiquedu sympathique nègre abrite le mouvement à sonnerie.

 

La collection de pendules se complète de la collection de livres rares
Pendule en bronze dorée baptisée
Dromadaire en argent au poinçons de Vienne une marque de contrôle internationalement reconnue

A l'approche du XVIIIème siècle, l'engouement pour l'exotisme fut particulièrement mis à la mode par la littérature : Robinson Crusoë de Daniel de Foë en 1719, Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre en 1788, Atala de Chateaubriand en 1801, Les Incas de Marmontel en 1777.

Le projet de cette pendule Char de Télémaque a été déposé en 1807 par le fondeur-dessinateur Jean-André Reiche à Paris.

Un fabuleux bestiaire caractérise la collection de Madame Duesberg, amie inconditionnelle de la nature animale et florale.

Service à épices à dos d'éléphant du château de  Seneffe
Monumental et somptueux samovar en porcelaine de Paris réalisé à la fin du règne de Louis XVI dans le style néo-classique
Voltaire fonde en 1770 à Ferney une manufacture de montres qu'il dirigea jusqu'au terme de sa vie en 1778

Bestiaire de la  collection de Madame Duesberg

Sur chaque face de cette fontaine à thé une scène en grisaille reproduit une gravure inspirée des Métamorphoses d'Ovide : Les Nymphes découvrant à Diane la grossesse de Callisto et un Combat entre les Centaures et les Lapithes.

 

Obsédé par la fuite du temps,Voltaire excelle dans l'art de "remettre les pendules à l'heure".