Conférence : Des villes de Flandre et de l'Italie par François Hanscotte Imprimer Envoyer

Mardi 23 octobre 2007
De 18h00 à 19h30 - Accueil dès 17h30 - Amphithéâtre Schumpeter
Pôle Lamartine de l'Université du Littoral, Place du théâtre, Dunkerque.

 

Des villes de Flandre et de l’Italie : entre séduction et fascination

Une conférence de François Hanscotte

 

 



Membres ou non de l'Association Convivialité en Flandre, nos conférences vous sont ouvertes dans le cadre de l'Université Populaire de la Côte d'Opale, en partenariat avec l'Université du Littoral.


 

François Hanscotte est enseignant en Histoire-Géographie et doctorant en histoire médiévale. Ses recherches portent sur les Flandres et il collabore à ce titre à diverses publications.

Ses derniers ouvrages concernent Vauban et la fortification dans la région, de la conquête des Pays-Bas Français à aujourd’hui.


Le conférencier a su capter l'auditoire en instillant une bonne dose d'humour au sein d'un propos pourtant très construit et sérieux. Merci François d'avoir accepté de préparer cette intervention. Elle était en parfaite adéquation avec notre commande sur ce sujet lié au théme italien choisi pour l'Association en 2007-2008. C'était bien agréable de revoir en diapos des monuments ou sites déjà visités en portant un regard plus vif sur ces beaux bâtiments flamands chargés d'histoire.

François Hanscotte
François Hanscotte le 23 octobre 2007

 

Ces deux façades baroques présentent de nombreuses similitudes. À gauche le Gesù, première église jésuite construite à Rome. Le plan de l'église créé par l' architecte florentin Nanni di Baccio Biggio est modifié par Michel-Ange en 1554, puis par Vignole en 1568 pour mieux répondre à la commande initiale d'Ignace de Loyola.

À droite, le pignon baroque du Mont-de-Piété de Bergues inauguré en 1633. C'est l'actuel musée communal visité avec l'association en février 2004.

Gesù
Façade de l'église du Gesù redessinée par Giacomo della Porta en 1584.
Bergues
Pignon du Mont-de-Piété de Bergues construit par Wenceslas Cobergher en 1630, photo F. Hanscotte.

Du nord au sud de l'Europe, les architectes et les urbanistes des Flandres et de l'Italie se nourrissent de leurs travaux réciproques, mêlent leurs techniques, influencés et orientés par les pouvoirs en place.

 

La Flandre est une terre riche, de ses populations industrieuses, de sa fertilité, de sa position commerciale privilégiée.

Souvent passée de mains en mains, longtemps possession espagnole, l'on évoque à tort une influence espagnole profondément ancrée dans nos villes.

Rien de plus faux, l'art espagnol n'eut qu'une influence très limitée, surtout cantonnée dans le domaine de la religiosité, et encore...

Les liens avec la Méditerranée se tournent plutôt vers l'Italie, et ce principalement parce que :

- l'axe Nord-Sud relie ces deux régions,

- un lien historique existe en raison des ambitions politiques et commerciales des Bourguignons, les routes des foires, les réseaux bancaires...

Les influences mutuelles ne peuvent qu'être fortes.

baroque à Gand
Autel baroque, Saint-Nicolas, Gand, photo F. Hanscotte

 

En Flandre ou en Italie ?

Hôtel de la Noble-Cour, Cassel, siège des institutions administratives et du tribunal de la châtellenie de Cassel sous l'Ancien Régime, photo F. Hanscotte

Et le bâtiment ci-contre... Vous l'aviez déjà repéré au cours de vos voyages en Flandre ? C'est l'actuel musée départemental de Cassel. Un fleuron de l'architecture civile flamande du XVIe siècle.


Les apparences sont souvent trompeuses : lorsque l'on parle de Bruges comme "la Venise du Nord", sa structure n'a rien à voir avec la ville lacustre fondée par les populations fuyant Aquilée devant l'avancée des Huns.

 

Pourtant, il est de nombreuses similitudes entre villes flamandes et italiennes, tant dans leur structure que pour les bâtiments. Les villes, riches, deviennent des écrins pour de nombreux monuments dont les inspirations mutuelles sont évidentes. À cela rien d'étonnant lorsque l'on connaît le parcours de certains artistes et architectes perpétuellement sur les chemins, offrant leurs services au gré des vicissitudes politiques, tant dans le domaine militaire que poliorcétique.

Et ce cloître... Vous l'aviez reconnu ? Un couvent ? Un hôpital ? Non. C'est la vieille Bourse de Lille.


Il faut en convenir dans ces terres de chrétienté, l'art est un instrument politique :

- expression de la puissance civile,
- matérialisation de la puissance publique,
- moyen de lutte religieux.
En Flandre ou en Italie ?

Détail du cloître de la Vieille Bourse, Lille, photo F. Hanscotte

Tout concourt à l'existence d'influences croisées.

La difficulté demeure dans la détermination des éléments autochtones et des apports extérieurs.

 

La cité idéale
Anonyme, Vue d'une cité idéale, début du XVIe siècle, huile sur bois

Merci d'avoir écouté attentivement le conférencier avec ce sujet qui permettait d'appréhender les monuments et l'architecture de notre région. Le temps a passé très vite avec un propos servi par de splendides photos.

 

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