Le Platier d'Oye et Bourbourg en mai 2005 Imprimer Envoyer

Vendredi 20 mai 2005

Le Platier d'Oye et Bourbourg

Cette après-midi prolongée s'est déroulée en partenariat avec l’association Musiques en Eurorégion.

 


La répétition permet un avant-goût qui nous laisse présager du concert exceptionnel de la soirée.

 

 

- Visite avec un guide nature au Platier d’Oye

  • - La prison ancienne de Bourbourg
  • - Le chœur gothique de l’église de Bourbourg
  • - Une surprise : accueil et goûter à la ferme
  • - Concert de l’orchestre à cordes de jeunes talents de tradition iolonistique hongroise, Sebestyen Hungarian Strings
  • - Dîner au restaurant avec les musiciens à l'issue du concert

 


- Lire ou imprimer le compte-rendu de notre visite à Bourbourg en deux pages au format Word, rédigé par Monique Vyers

 

 

 

Le Platier d'Oye

Pierre Baeckeroot nous attendait à l'arrivée et a immortalisé cette sortie nature par une photographie comme il sait si bien le faire. Nous voilà en deux groupes conduits par messieurs Marcel Delsaux et Johann pour une visite de la réserve sous un ciel chargé du Nord.




Notre première rencontre est une famille de vaches des montagnes Highlands.

La vache n'hésite pas à venir manger dans la main pendant que le veau ressemblant à un gros chien aux poils très fournis hésite et que le mâle regarde d'un œil méfiant.

Les mouettes, avocettes et sternes nous accompagnent de leurs cris stridents.

Nous traversons la dune grise couverte de tartula qui revit dès qu'on l'humidifie. Les fleurs que Pierre nous avait montrées en gros plan se cachent et échapperaient à notre regard si le guide n'attirait pas notre attention. La dune à fourrés nous accueille avec ses argousiers et autres arbustes à baies. Nous voici sur la dune blanche recouverte d'oyats où certains reconnaissent la salicorne qui pousse dans les vasières et qu'ils ont déjà mangée en salade. Notre promenade se termine sur le bord de mer avec l'observation des laisse de mer dans lesquelles nous découvrons les œufs de raies que peu connaissait.

Un retour rapide au bus pour rejoindre Bourbourg où la guide nous attend pour la visite de la Prison et de l'église Saint-Jean-Baptiste.


Le commentaire de la journée et les 15 photos qui suivent, prises à Bourbourg, sont de Monique Vyers. En cas d'utilisation de nos photos, merci de citer son nom.

Au XVème siècle, une administration et une justice furent constituées et confiées à un magistrat. On décida alors de construire une prison, qui abrite aujourd'hui l'Office de Tourisme. Celle-ci dépendait, à l'origine, du Seigneur de Bourbourg.

 

La Prison

EllPrison de Bourbourge est construite en briques jaunes avec encadrement des fenêtres en pierre.

On y emprisonnait les personnes arrêtées pour crimes ou violation du code civil.

En 1730, des réparations sont effectuées et peu de temps après ces rénovations, l'inscription ANNO 1733 apparaît en haut de la façade. En 1742, de nouvelles réparations furent entreprises du fait de l'évasion de huit prisonniers en 1735.

En 1753, elle fut totalement reconstruite. Sous l'occupation, elle accueillit des résistants et militaires allemands coupables d'indiscipline. Par la suite, elle fut louée à des particuliers en guise d'habitation.

Nous avons admiré la façade, la toiture et les cachots classés Monuments Historiques avec leurs doubles portes aux verrous de fermetures et les importantes serrures. Il est intéressant de voir le cadran solaire qui orne le dessus de la porte d'entrée et qui porte l'inscription Qua Hora Non Putatis (Luc 12, tiré d'un verset de l'Evangile. On pourrait le traduire par "Nul ne sait l'heure" - sous entendu : du Jugement Dernier).

La prison a su garder de nombreux éléments tels que les anneaux qui servaient à attacher les mains des prisonniers, les couloirs sans soupirail et des inscriptions sur les murs datant d'août 1811.

 
L'église Saint-Jean-Baptiste de Bourbourg
 
 L'église Saint Jean-Baptiste, édifice de structure basilicale, est également marqué par l'art roman et l'art gothique. Le mobilier date du XVe siècle. Il est classé à l'inventaire des monuments historiques depuis 1906.

 


Église Saint-Jean-Baptiste, Bourbourg

 

Saint-Jean-Baptiste, choeur gothique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'église Saint-Jean-Baptiste abrite un choeur gothique du XIIIe siècle en cours de restauration, une nef romane du XIIe siècle, un clocher reconstruit au XVIIe siècle.





Le portail avec son arc tréflé surmonté de moulures repose sur des colonnettes aux chapiteaux sculptés.




Il paraît bien antérieur au chœur classé XIIIe. Dans le chœur gothique, de hauts vitraux lancéolés séparent les colonnettes simples ou multiples aux chapiteaux feuillés d'acanthe.






Des culs de lampe très décorés de feuilles et d'animaux soutiennent les retombées des arc brisés de l'arcature aveugle.




La grande nef est complètement reconstruite de 1769 à 1771.



Les pierres des tombes ou épitaphes sont remises dans le pavement et les murs.




A l'extérieur une galerie couverte au dessus d'une large baie est enserrée par deux échauguettes, côté nord et une tourelle et une échauguette côté sud. La tour massive à la croisée du transept abrite le clavier du carillon et supporte le campanile où pendent les cloches.

Le premier document authentique concernant le culte de Notre-Dame de Bourbourg date du XIème siècle pendant lequel Lambert 33ème évêque de Thérouanne voulant glorifier la Madone vint présider une fête solennelle.

 

La Châsse miraculeuse de Notre-Dame




En 1383, des prodiges révèlent sa puissance : un soldat pillard de l'armée française voulut dérober une pierre de la couronne mais la statue le renversa, un autre entendit les cloches sonner à toute volée sans que nul n'y mit la main, et un troisième qui la croyait recouverte d'or fut déçu de la trouver en bois et de dépit la frappa avec son épée mais il tomba à la renverse.




Cette histoire des miracles a été imprimée en français et en flamand dès 1656 rapportant des témoignages anciens approuvés par l'évêque de Saint-Omer.Les archives de l'église de Bourbourg ont disparu lors de l'invasion des Gueux.

 

 

Une pause à la ferme du Grommendyck pour déguster les charcuteries faites par la maison. Cette ferme est spécialisée dans l'élevage des cochons en plein air. Les produits sont en vente sur le marché de Dunkerque.

 

Soirée orchestrale

Le Sebestyen Hungarian strings Orchestra présenté par Musiques en Eurorégion nous a fait passer deux heures exceptionnelles par la qualité de son interprétation. L'orchestre se compose de jeunes musiciens originaires de différents pays mais tous issus de la même école de jeu : la tradition violonistique hongroise. Ils jouent sous la direction de Kati Sebestyen qui est membre du Quatuor Haydn et d'origine hongroise.


La répétition permet un avant-goût qui nous laisse présager du concert exceptionnel de la soirée.

La soirée s'est terminée au restaurant en compagnie des musiciens qui - nous l'avons regretté - ont préféré se regrouper.

Le retour à Dunkerque était très tôt !! mais le lendemain…

 


Rédaction et mise en ligne par Monique Vyers en mai 2005,
dernière actualisation par Sabine Wetterwald le 22 février 2009

Le Moyen Âge en Flandre en 2004 - 2005 avec Convivialité en Flandre

 


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