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Mardi 10 mars 2009

Amphithéâtre Schumpeter de 18h00 à 19h30 - Accueil et bibliothèque dès 17h30

Pôle Lamartine de l'Université du Littoral, Place du Général de Gaulle, Dunkerque

« Le paysage flamand et hollandais

ou l'émergence d'un genre »

Une conférence de Laetitia Jacquey Achir

Membres ou non de l'Association Convivialité en Flandre, nos conférences vous sont ouvertes dans le cadre de l'Université Populaire de la Côte d'Opale, en partenariat avec l'Université du Littoral Côte d'Opale. Le tarif plein est de 6 € ; le tarif réduit est de 3 € pour les scolaires, étudiants, demandeurs d'emploi et membres de l'Association. Nous acceptons les " Passeports Senior ".

Suite au blocage de l'Université par les enseignants-chercheurs  du Littoral le 10 mars, la conférence n'a pu avoir lieu à l'Amphi Schumpeter. Grâce à notre partenariat avec l'Université Populaire de la Côte d'Opale représentée par madame Chaumeil que Chantal Lefebvre a sollicitée, la salle du Conseil de la Communauté urabaine de Dunkerque a pu être mise à la disposition de l'Association à titre exceptionnel.

Nous avons apprécié ce geste ainsi que le déplacement de Laetitia qui a fait le trajet depuis Paris sans avoir la certitude de pouvoir donner sa conférence. Merci également à vous, chers auditeurs, fidèles au rendez-vous pour apprécier la superbe communication de madame Jacquey Achir, malgré ces perturbations de dernière minute.


Laetitia Jacquey Achir

Laetitia Jacquey Achir est titulaire d'un Master 2 d'histoire de l'Art. Secrétaire de documentation, elle travaille cet hiver 2009 à une mission d'inventaire du patrimoine urbain pour un bureau d'étude et de valorisation du patrimoine culturel à Paris. Vous aviez apprécié son intervention de 2007 sur l'enluminure entre 1250 et 1500, "Quand la peinture était dans les livres", ainsi que sa présentation de 2008,  "Portrait flamand, portrait italien, échange d'influences".

Asch, 'Delft, le mur d'enceinte et le moulin'

« Le pays est la surface de la terre ou une partie de la surface de la terre, le paysage en revanche est le visage du pays, l’effet que celui-ci exerce sur nous ». Ces mots de l’historien d’art Max Jakob Friedländer soulignent la subjectivité  entourant la notion de paysage.

Peindre le paysage c'est donc « faire le portrait de la nature ».

 

Fresque de Pompéi, Maison du verger
La mer et l'île de Samos, fresque, Maison du verger, Pompéi
Mostaert, 'Paysage montagneux avec saint christophe'
Jan Mostaert (vers 1475 - 1555/56 Haarlem), Paysage montagneux avec
saint christophe, huile sur bois, 108 x 142,2 cm, Musée Mayer van den Bergh, Anvers

Le vocable « paysage » n'entre qu'au XVIe siècle dans le vocabulaire artistique avec toute sa signification technique et esthétique.     Pourtant la nature exerce sa fascination sur l’homme et l’artiste dès l’Antiquité.

Savery, 'Paysage avec bêtes sauvages' Visscher, 'Paysage', dessin
Roelandt Savery (1576, Courtrai - 1639, Utrecht), Paysage avec bêtes sauvages, vers 1629, huile sur bois, 35 x 49 cm, Kunsthistorisches Museum, Vienne Claes Jansz. Visscher le Jeune (1587, Amsterdam - 1652, Amsterdam), Paysage, crayon, encre brune et lavis de gris sur papier, 120x183 mm, Fitzwilliam Museum Cambridge

Cet art de peindre la nature ou son visage est ainsi la retranscription d’une impression visuelle qui passe par le filtre des sensations humaines qu’est la vue. L’histoire de la peinture de paysage se trouve liée sans aucun doute au développement historique des sens et de la sensibilité et par conséquent à une histoire de la vue.

Bruegel l'Ancien, 'Paysage hivernal avec piège à oiseau'
Van Ostade, 'Paysage d'hiver'
Pieter Bruegel l'Ancien, Paysage hivernal avec patineurs et piège à oiseau, 1565,
huile sur bois, 37 x 55,5 cm, Musées Royaux des Beaux-Arts, Bruxelles
Isaack van Ostade, Scène hivernale, vers 1645, huile sur bois, 48,8 x 40 cm, National Gallery, Londres
Les peintres n’ont cessé de reproduire le paysage et de le réinventer jusqu’à lui conférer sa légitimité propre. Fresques de Pompéi, livres d’heures du Moyen-âge, triptyques gothiques, toiles de grands maîtres ou gravures de l’époque moderne, démontrent son importance.
Rembrandt, 'Le Pont de Six'

Parmi les artistes, Flamands ou Hollandais, occupent la place de choix des précurseurs et novateurs. Empruntant une voie particulière, ils ont brillamment mené le paysage à son statut autonome.

Esthétique, philosophie et art se conjuguent pour écrire l’histoire d'un genre.

 

Rembrandt, Le Pont de Six, 1645, eau-forte, 130 x 224 mm © Collection Frits Lugt, Institut Néerlandais, Paris

À lire :

  • BARIDON Michel, Naissance et renaissance du paysage ; des origines au XVIe siecle, Actes Sud, 2006 ;
  • BÜTTNER Nils, L'art des paysages, Citadelles & Mazenod, 2007 ;
  • CAUQUELIN Anne, L’invention du paysage,Paris, PUF, Quadrige, 2000 ;
  • CAUQUELIN Anne, Le site et le paysage, Paris, PUF, Quadrige, 2002 ;
  • CLARK Kenneth, L'art du paysage, Gérard Montfort, 1994 ;
  • FALKENBURG Reindert, "La nature, maîtresse de l'art : les tableaux de paysage aux Pays-Bas du Nord et du Sud" in Revue Septentrion, 29e année, n°1, Stichting Ons Erfdeel vzw, mars 2000, pp. 2-11 ;
  • PRADO Patrick, " Paysages sans paysans " in L’Homme n° 138, avril-juin 1996, pp.111-120, sur le site du laboratoire LAHIC du CNRS.

À cliquer :


Rédaction de la page, choix des images, biblio et liens par Sabine Wetterwald le 17 février 2009,
sur un texte initial de Laetitia Jacquey Achir, actualisation le 1er octobre 2012

Le programme 2008-2009 de Convivialité en Flandre : "Lumières et couleurs du Nord, impressions et variations"
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